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Résumé : les circuits courts ont été négligés au profit des économies d’échelles permises par les circuits long, alors qu’ils pourraient, si les solutions sont adaptées, apporter d’interessantes réponses aux challenges environnementaux et sociaux, notamment ceux de l’agriculture.

Dans un contexte général d’interrogations concernant la durabilité de nos systèmes alimentaires, les nombreuses initiatives visant à diminuer le nombre d’intermédiaires dans le système alimentaire et à rapprocher géographiquement production et consommation apparaissent de plus en plus comme des alternatives méritant l’attention.

Praly, Cécile, et al. « Les circuits de proximité, cadre d’analyse de la relocalisation des circuits alimentaires », Géographie, économie, société, vol. vol. 16, no. 4, 2014, pp. 455-478.

On parle beaucoup depuis quelques années de l’importance de “consommer local”, souvent dans une logique, sociale, sanitaire et environnementale. En effet, diminuer la distance permettrait de diminuer les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) liés à la logistique, la proximité permettrait une plus grande confiance sanitaire dans les produits et la diminution du nombre d’intermédiaires permettrait une répartition plus équitable de la valeur, en faveur du producteur. C’est un thème très populaire, qui attire tant les producteurs que les startups.

Nous aborderons trois grandes questions :

  • Que sont les circuits courts
  • A quoi servent les circuits courts ?
  • Qui font les circuits courts ?

Qu’est-ce que sont les circuits courts ?

Les circuits courts sont un mode de commercialisation impliquant peu ou pas d’intermédiaires entre le producteur et le client final.

Dans son sens commun, on parle de ‘vente de nourriture ou de fleurs du producteur au consommateur avec entre eux 0 ou 1 intermédiaire et moins quelques centaines (souvent 50) de km de distance.’

Toutefois, on peut les séparer en plusieurs types : les circuits courts alimentaire ou non ; de production ou de distribution.

Nous creusons dans cet article la définition des circuits courts.

Les circuits courts alimentaires

Il y a plusieurs types de circuits courts alimentaires “classiques” :

  • Les marchés
  • La vente à la ferme
  • Les points de vente collectifs
  • Les AMAP
  • Les plateformes en lignes

Le challenge est ici la dimension périssable des produits et la difficulté pour le client et le producteurs de se rencontrer (cela suppose notamment d’aller une fois au marché et une fois au supermarché).

Nous détaillons dans un article ce sujet des circuits courts alimentaires.

Un mot sur leur histoire

Les circuits courts alimentaires sont anciens. Avant le développement des supermarchés, c’était le principal mode de commercialisation, avec surtout les marchés forains.

Ceux-là ont lentement décliné et ne représentent plus qu’une petite partie des fruits et légumes distribués en France. Toutefois, de nouveaux circuits courts se développent, avec notamment l’arrivée des AMAP dans les années 2000 et, maintenant, des plateformes d’intermédiations.

Nous creusons la question dans un article l’histoire des circuits courts.

Les circuits courts non-alimentaires

Parmi les circuits courts non-alimentaires, il y a évidemment ceux concernant les fleurs, qui se rapprochent beaucoup, par leurs caractéristiques (organiques, très périssables) de la nourriture.

On peut également penser aux circuits courts industriels et se questionner : n’y-a-t-il pas des circuits courts de service ?

Nous développons dans un article le sujet des circuits courts non-alimentaires.

Une distinction possible : de production / distribution

C’est sans doute le point le plus épineux ici : qui est le client final ? Est-ce que la finalité est la distribution d’un bien (consommateur) ou bien la production d’un autre ?

Prenons le cas des betteraves sucrières : est-ce que le “client” est le consommateur de sucre ou bien l’usine ?

Dans le premier cas, on a un circuit très long, auquel on ne peut pas vraiment déroger, parce que la transformation de sucre est un processus complexe.

Dans le second cas, on a déjà un circuit très intégré, car les agriculteurs vendent leur production à une coopérative agricole, dont ils sont actionnaires et qui possède l’usine qui va transformer le produit.

Nous détaillons dans cet articles le sujet de la distinction entre circuits courts de distribution ou de production.

A quoi servent les circuits courts ?

Les circuits courts sont souvent présentés comme un idéal. Pourquoi ?

Il y a de nombreux enjeux intéressants, mais deux thèmes apparaissent comme dominants : les enjeux environnementaux et sociaux. (rq : je parlerai surtout des circuits courts alimentaires)

Nous approfondissons cette question sur la page “les enjeux des circuits courts“.

Les enjeux environnementaux

Les avantages environnementaux seraient principalement d’ordre logistique : en réduisant la distance entre le consommateur et le producteur, on diminuerait la consommation de carburant associée.

La réalité est en fait plus complexe sur ce point : le transport en bateau consomme en fait relativement peu au regard des quantités et les économies d’échelles font que, sur ce plan, les circuits longs sont souvent très efficaces. Du côté consommateur, acheter ses légumes en direct suppose de faire un second trajet. Bref, c’est une question très complexe et assez ambivalente.

Il y a néanmoins d’autres intérêts écologiques, comme l’incitation à consommer des légumes de saison et favoriser les pratiques d’agroécologie.

Nous détaillons la question dans un articles le sujet de l’impact environnemental des circuits courts.

Les enjeux sociaux

En retirant les intermédiaires, on permettrait aux producteurs (les agriculteurs) de capter une plus grande partie du prix d’achat final du produit.

Noter qu’améliorer la rentabilité des exploitations facilite l’investissement dans des pratiques d’agroécologie (formation, outils d’agriculture de précision notamment). Au final, le potentiel des circuits courts est dans une large mesure “socio écologique”, mais la discussion reste très ouverte.

Nous détaillons dans cet articles le sujet de l’impact social des circuits courts. (à venir)

Quelques statistiques

Nous présentons la question dans cet articles des statistiques. (à venir)

Qui font les circuits courts ?

Maintenant que nous avons étudié le concept des circuits courts, intéressons nous à ceux qui les font. Il y a d’abord le producteurs locaux évidemment, mais il y a aussi de plus en plus de startups qui s’intéressent au sujet.

Les producteurs locaux

Nous détaillons la question dans cet articles les producteurs locaux distribuant en direct. (à venir)

Les startups

Il y a, en France, une trentaine de startups qui développent des circuits courts, notamment à l’aide de plateformes d’intermédiation.

Nous présentons la question dans cet articles ces startups travaillant à créer des circuits courts.