Carbios est une PME française de biotechnologie développant un procédé permettant de dégrader spécifiquement les plastiques PET (polyéthylène téréphtalate). Elle a notamment cofondé Carbiolice et participe au projet Whitecycle.

Carbios: une PME française de biotechnologies

Carbios a été fondée en 2011 par Jean-Claude Lumaret et Philippe Pouletty (en tant que directeur de Truffle Capital).

En 2012 est lancé un projet de recherche et développement « Thanaplast » associant à Carbios plusieurs partenaires académiques et industriels (le CNRS, L’INRA, TWB, l’Université Poitiers, Deinove, Limagrain et le Groupe Barbier).

En 2013, l’entreprise est introduite en bourse, parvenant à lever 14.15 millions d’euros.

En 2016, l’exploitation du procédé enzymatique recherché est confiée à une joint-venture, créée pour l’occasion par Carbios, Limagrain Ingrédients et le fonds d’investissement SPI « Société de projets industriels » opéré par Bpifrance, Carbiolice.

Emannuel Ladent est nommé en 2021 comme directeur général, remplaçant le fondateur Jean-Claude Lumaret, qui est parti à la retraite.

L’entreprise a maintenant 85 employés. Son résultat net est évidemment déficitaire, vu qu’elle est encore à un stade de recherche et développement (-6 145 600€ en 2020), elle génère tout de même du chiffre d’affaires (1 346 100€ en 2020).

La technologie de Carbios: les enzymes pour traiter le plastique

La première bouteille issue du biorecyclage enzymatique de plastiques est produite en 2019. Elle est composée entièrement d’acide Téréphtalique purifié (rPTA). Les premières issues de déchets textiles arrivent en 2020.

En 2020, c’est la consécration scientifique: leur procédé, cosigné par les scientifiques de Carbios, est publié par Nature :

Tournier, V., Topham, C.M., Gilles, A. et al. An engineered PET depolymerase to break down and recycle plastic bottles. Nature 580, 216–219 (2020). https://doi.org/10.1038/s41586-020-2149-4

Ils ont réussi, sur 10 heures à déplymériser par hydrolase 90% du PET exposé avec une productivité de 16.7g de terephthalate par litre d’eau et par heure, avec une concentration d’enzyme de 3mg par gramme de PET (0.3% donc).

Cette publication a fait bondir la valeur de son action, d’environ 6.9€ le 31/03/2020 à un maximum de 59.36€ le 15/02/2021.

Accomplissements et projets

Le 29 septembre 2021 est inauguré son premier démonstrateur industriel pour tester son procédé C-Zyme.

Carbios coordine le projet « LIFE cycle of PET » avec T.EN Zimmer GmbH (repolymérisation des monomères) et Deloitte (analyse de la performance environnementale). Le consortium se voit alloué en novembre 2021 une subvention européenne de 3.3 millions d’euros (dont 3 pour Carbios).

Son directeur scientifique, le Professeur Alain Marty , a reçu un prix récompensant les scientifiques s’étant distingués dans la biocatalyse, le prix Biocat, en 2022. Il l’a reçu lors du dixième Congrès international de la biocatalyse à Hambourg.

La startup lyonnaise vient de conclure un partenariat avec TechnipFMC, un grand groupe

Haffner Energy est une entreprise commercialisant un procédé de production d’hydrogène par thermolyse de biomasse.

L’histoire de la société

Le projet est le résultat d’une ambition constante et ancienne de deux frères, Marc et Philippe Haffner. Ils avaient en effet lancé en 1993 l’entreprise Soten qui aurait déjà visé à transformer de la biomasse en énergie.

La voie de la production d’hydrogène

Vers 2010, la société commença à étudier de nouvelles méthodes de gazéification de biomasse et ils réalisèrent que cela pouvait être une piste intéressante pour produire de l’hydrogène. En 2015, ils avaient déjà déposé 10 brevets sur cette technologie, baptisée HYNOCA. Ils créèrent alors Haffner Energy comme maison mère de Soten, cette dernière étant dédiée au développement de Hynoca. (site haffner-energy)

Haffner Energy: l’introduction en bourse sur euronext growth Paris

La société a réussi son introduction en bourse sur le marché Euronext Growth à début février 2022, augmentant son capital de 66,7 millions d’euros. Les actions ont été proposées dans une fourchette entre 8,00 € à 9,50 € par action.

La grande innovation de Haffner Energy: les modules HYNOCA

Le principal atout de Haffner Energy est actuellement le procédé Hynoca. Le coeur de ce dernier est composé de deux parties centrales : la thermolyse (rq: une pyrolyse / pyrogazéification sans oxygène si j’ai bien compris) en l’absence d’oxygène et d’air à 500°C, qui co-produit du biochar, puis le réformage / vapocraquage du gaz produit. Il semble que ce procédé libère aussi un syngaz qu’ils appellent « hypergaz », qui aurait une teneur énergétique particulièrement élevée (Pouvoir calorifique inférieur > 9MJ/m3). Ensuite, on retrouve les procédés classiques (réduction catalytique ou Water Gas Shift, puis purification).

Hynoca serait vendu sous forme de modules traduisant cette succession d’étapes : un premier étage de thermolyse, un espace de raccordement, puis une unité de vapocraquage. Au dessus, l’unité de purification extrait l’hydrogène pur. Un module de 40 pieds (= 16 mètres) produirait 15 à 30kg/h de dihydrogène.

Ses coûts de production d’hydrogène seraient compétitifs, « coûts de production d’hydrogène très compétitifs, compris entre 1,5 et 3 €/kg
(À 30 bars de pression avec un fonctionnement de 8 200 heures par an) ». Un kg d’hydrogène produit par ce procédé capterait à travers la production de biochar, l’équivalent de 16kg de CO2, ce qui donnerait au procédé une empreinte carbone négative : – 12kg net ! (site haffnerenergy-finance)

[Réserve : je dois encore approfondir la différence entre thermolyse et pyrogazéification, les deux procédés semblent très similaires]


McPhy est une entreprise française fondée en 2008 ayant d’abord développé une solution de stockage d’hydrogène par hydrure de magnésium, mais s’orientant davantage vers la production d’électrolyseurs et de stations à hydrogène.


Histoire de McPhy

McPhy Energy a été fondée à La Motte Fanjas en 2008. Initialement, elle développait un système de stockage d’hydrogène sous forme d’hydrures métalliques en partenariat avec le CEA et le CNRS. Le premier réservoir, d’une capacité de 1kg d’H2 a été livré le 29 mars 2010 au CEA-Liten.

Elle s’est néanmoins réorienté vers les électrolyseurs et les stations à hydrogène. En 2013, la startup acquiert Piel, un concepteur d’électrolyseurs alcalins. En 2014, elle installe une usine de production d’électrolyseurs en Toscane. Elle lance une offre d’électrolyseurs PEM en 2017.

La jeune entreprise est introduite en bourse en 2014 et EDF en achète 21.7% en 2018. Elle augmente son capital de 6.9M€ en 2019, puis de 180 millions d’euros en 2020, parmis lesquels 30 et 15 millions d’euros viennent respectivement de Chart International Holdings et Technip Energies.

Actualités de projets

  • Le 20 mai 2021, McPhy annonça pré-selectionner le site de Belfort, « au cœur de l’écosystème hydrogène européen et de la Vallée de l’Energie », pour installer sa « Giga Factory ». Cette usine devrait permettre de passer la production d’électrolyseurs alcalins à l’échelle, ce qui pourrait radicalement diminuer leur coût unitaire. La capacité de production visée est 1GW/an. Son déploiement représenterait 30 à 40Mn€ est néanmoins « conditionné notamment à l’obtention d’un financement dans le cadre de l’IPCEI«  (Résultats financiers 2021).
  • Le 22 juin 2021, ils ont annoncé l’installation d’un nouveau site industriel à Grenoble permettant de passer leur capacité de production de stations à hydrogène de 20 à 150 unités par ans. Elle devait être opérationnelle en mars 2022.
  • Le 7 septembre 2021, ils ont annoncé fournir les stations à hydrogène pour le projet R-Hynoca, en partenariat avec R-GDS (énergie strasbourgeoise) et Haffner Energy.
  • Le 30 septembre 2021, McPhy a signé un accord avec Enel Green Power pour la fourniture d’un électrolyseur alcalin pressurisé de 4 MW de la gamme Augmented McLyzer en à Carlentini, en Italie, pour fournir un système Power-to-Gas.
  • Le 30 septembre 2021, ils ont signé un mémorandum d’accord de recherche pour accélérer l’innovation autour de la recherche avec General Eletric, GRT Gaz, l’Ineris et le réseau des universités de technologie françaises (UTBM, UTC et UTT).
  • Le 21 décembre 2021, un consortium de 13 entreprises dont McPhy a été sélectrionné pour porter le projet GreenH2Atlantic à Sines (Portugal). L’entreprise française concevra et fournira un électrolyseur « Augmented McLyzer » de 100MW, avec une capacité de production de 41 tonnes H2/jour.
  • Le 17 janvier 2022, la startup a signé un contrat avec Eiffage Énergie Systèmes – Clemessy pour équiper un site belfortain d’un électrolyseur de 1MW et d’une station de recharge à hydrogène 350 bars (800kg/j) desinée à ravitailler une flotte de bus à hydrogène, le réseau « Optymo ».
  • Le 25 avril 2022, McPhy a annoncé un accord avec Hype (qui commercialise actuellement essentiellement des taxi à hydrogène) dans lequel l’entreprise souscrivait à 12M€ d’obligations convertible et concluait un accord cadre prévoyant le déploiement d’au moins 100 stations à hydrogène, dont 50% seraient attribués à McPhy et 15 à 25MW d’électrolyseurs alcalins. Un premier électrolyseur de 2MW et une stations à hydrogène sont déjà décidés pour la région parisienne.

Produits commercialisés par McPhy

Des électrolyseurs pour produire de l’hydrogène

L’entreprise se prévaut d’une avance « dans l’électrolyse alcaline pressurisée« . Elle propose trois gammes:

  • Piel, de 0.4 à 10 Nm3/h et de 1 à 8 bar
  • McLyzer
    • « Small line »: 20 Nm3/h à 30 bar
    • McLyzer 100-30, 100Nm3/h à 30 bar, avec une puissance de 0.5MW
    • McLyzer 200-30, 200Nm3/h à 30 bar, avec une puissance de 1MW
    • McLyzer 400-30, 400Nm3/h à 30 bar, avec une puissance de 2MW
    • McLyzer 800-30, 800Nm3/h à 30 bar, avec une puissance de 4MW. C’est le « core-module » de l’Augmenter McLyzer
  • Augmented McLyzer
    • Il s’agit d’une gamme sur mesure conçue pour des installations à grande échelle pour l’industrie, comme la raffinerie, la chimie, la sidérurgie, etc.

Selon McPhy, « environ 5,5 kWh sont nécessaires pour produire 1m3 de gaz ». A un autre moment, il donnent le chiffre de 4.5kWh/Nm3 (Pour le Mclyzer small line). Le dihydrogène a une masse volumique de 0.08988g/L à des conditions normales de température et de pression. On aurait donc 4.5kWh pour 89.88gH2, soit 50.06kWh/kgH2 (et 61.19kWh/kgH2 pour 5.5kWh/Nm3). Il est intéressant de regarder le rendement de leur technologie.

Stations de recharge d’hydrogène

Leurs stations à hydrogène font en principe 10m² au sol, sont « plug&play » (= faciles à installer) et peuvent être combinés avec des électrolyseurs.

  • Le starterkit : la station McFilling 20-350, délivrant 20kgH2/jour à 350bars,
  • Les stations à hydrogène de taille large
    • McFilling 350 : 200 à plus de 1300kgH2/jour à 350bars pouvant délivrer plus de 100kg en une heure.
    • McFilling 700: 200 à 800 kgH2/jour à 700 bars pouvant délivrer plus de 100kg en trois heures.
    • McFilling Dual Pressure: 200 à 800 kgH2/jour à 350 et 700 bars pouvant délivrer plus de 100kg en trois heures.
  • Les stations « Augmented McFilling » destinées au transport lourd, à partir de 2 tonnes d’hydrogène par jour.

Autres articles intéressants:

  • Un article présentant la technologie de stockage par hydrures de magnésium développée en 2010: http://www.enerzine.com/la-solution-de-stockage-dhydrogene-sous-forme-solide/8477-2010-04

Hydrogenics était une entreprise développant des électrolyseurs et piles à combustibles, notamment pour des solutions de « power to gas ». Elle a été rachetée par Cummings et Air Liquide en septembre 2019.


L’histoire de Hydrogenics

En 1988 est né Traduction Militech Translation, qui est devenu en 1990 Hydrogenics. Elle développe les technologies de pile à combustible depuis 1995.

Elle acquiert respectivement EnKAT GmbH et Greenlight Power Technologies (pile à combustible) et Stuart Energy (électrolyseurs alcalins) en 2002, 2003 et 2004. L’entreprise a développé un partenariat avec une entreprise de télécommunications, Commscope en 2010. Cette dernière a notamment investit 8.5 millions de dollars.

Elle a développé de nombreux projets, notamment des démonstrateurs de power-to-gas et des stations à hydrogène.

L’entreprise a été acquise par Cummings à 81.4% et par Air Liquide à 18.6% le 9 septembre 2019 pour un total de 290Mn$.

Les produits autour de l’hydrogène

Actuellement, le site « http://www.hydrogenics.com » renvoie vers le site de Cummings. Toutefois, en parcourant l’archive du site, on peut retrouver ce que proposait l’entreprise. On le retrouve sur cette page:

  • Electrolyseurs PEM et alcalins pour applications industrielles et stations de recharge.
  • Piles à combustibles pour véhicules à hydrogène (bus de transit urbains, des flottes commerciales, des utilitaires ou des chariots élévateurs)
  • Piles à combustible pour applications stationnaires
  • « Power-to-Gas »

On apprend pas mal de choses intéressantes en lisant leurs fiches produits.

Des électrolyseurs alcalins ou PEM

Commençons par le modèle « HySTAT™10 – INDOOR« . Il s’agit d’un électrolyseur alcalin produisant entre 4 et 10 Nm3/h (= « normo-mètres » et non « nanomètres »), ce qui correspondrait à 8.6 à 21.5 kg/ jour. La pression de sortie serait de 10bars (30 en option). Sans « HPS » (Hydrogen Purification System) la pureté serait de 99.9% contre 99.998% avec. Il y aurait même une option pour aller au-delà de 99.999%. Il consommerait 4.9 kWh/Nm3 et sa puissance serait de 140KW.

On voit immédiatement apparaitre la problématique de la pureté de l’hydrogène: certaines applications comme l’électronique demandent qu’elle soit extrême: < 2ppm !

HySTAT™60 – OUTDOOR pourrait, quant à lui, produire 24 à 60Nm3/h, soit 52 à 130kg par jour. Sa puissance maximale serait 515KW.

Les deux semblent se présenter sous la forme d’un container, d’un volume de l’ordre de 15 tonnes. Certains modèles peuvent être combinés à un compresseur pouvant compresser le gaz à 150 ou 200 bar.

Solutions « power to gas »

Ils ont visiblement lancé de nombreux projets « power to gas ». On observe que beaucoup prévoient d’utiliser des moteurs à combustion pour produire de l’électricité et non des piles à combustibles, qui ont pourtant un rendement plusieurs fois supérieur …

  • Galice, Espagne: un HySTAT60 serait couplé à 24 éoliennes pour que l’hydrogène soit stocké, puis brulé par un moteur à combustion pour produire de l’énergie. J’imagine pour absorber les pics de production ?
  • Port Talbot, Pays de Galles. 20kW de solaire / éolien alimenteraient un HySTAT10, un système de stockage, une pile à combustible HyPM 12kW.
  • Meckl-Vorpommern, Allemagne. Utilise une ferme éolienne de 140MW pour alimenter 1MW d’électrolyseurs, couplé à un système de compression et stockage. L’électricité est produite par un moteur à combustion.
  • Stuttgart, Allemagne. Un HySTAT60 récupèrerait le CO2 d’une centrale à biogaz pour méthaniser l’hydrogène. Je ne comprends pas: ca fait une boucle, les pertes d’efficiences en moins. Ils utilisent de l’électricité pour faire de l’H2, pour le méthanifier, puis en faire de l’électricité.
  • Falkenhagen, Allemagne. Une installation de 2MW d’électrolyseurs (6 HySTAT60) et un compresseur aurait pour objet d’absorber les surplus d’énergie et injecterait l’H2 dans les canalisations de gaz.
  • Puglia, Italie. 1MW d’électrolyseur produirait 200Nm3 d’hydrogène, qui pourrait être stocké dans un stockage d’ « hydrogène solide » (= sans doute des hydrures d’hydrogène) de 39MWh.
  • Herten, Allemagne. Un système de piles à combustible de 50kW et un HySTAT30 pour absorber le surplus d’énergie.

Ils proposent également des stations de recharge d’hydrogène et on fait une vingtaine de projets, mais je ne détaille pas.

Ballard Power Systems, une entreprise canadienne, est un des grands acteurs de la production de piles à combustibles à membrane échangeuse de protons (PEMFC). Elle se spécialise dans la production de PAC forte puissance, destinée à la mobilité lourde (bus, trains, bâteaux …).


Histoire de Ballard Power Systems

Ballard Power Systems a été fondée en 1979 par Geoffrey Ballard, Keith Prater et Paul Howard pour concevoir des batteries au lithium de grande capacité. Toutefois, ils se sont réorienté en 1983 vers le développement de piles à combustibles à membranes échangeuses de proton. Après la conception d’une pile de 5kW en 1990, les choses s’accélèrent avec une joint venture entre Ballard, General Motors et le ministère de l’énergie des Etats-Unis en 1991, le développement [début ou fin ?] d’une pile de 90kW pour les bus à hydrogène en 1992, puis un partenariat avec Daimler-Benz, ainsi que l’introduction en bourse en 1993.

En 1997, l’entreprise fonde avec Daimler et Ford une joint venture, l’ Automotive Fuel Cell Cooperation (AFCC), pour développer des piles à combustibles adaptées aux automobiles. A partir de 1998 ont débuté plusieurs tests de bus à hydrogène alimentés grâce aux piles à combustible Ballard:

  • Trois bus à Vancouver et Chicago en 1998.
  • 30 bus à hydrogène sur une dizaine de cités européennes, plus 3 à Perth (Australie) et 3 à Beijing (Chine).

En 2008, Ballard vend ses parts de l’AFCC à Daimler et Ford, se focalisant sur la conception de piles à combustible pour la mobilité lourde.

En 2018, Weichai Power a acquis, dans le cadre d’une coopération stratégique, 19.9% de Ballard Power Systems pour 163 millions de dollars. Les deux entreprises ont également conclu une joint venture possédée à 51% par Weichai pour alimenter le marché chinois en PAC. (source)

Produits de Ballard Power Systems

Ballard Power Systems développe des piles à combustibles PEMFC destinées à la mobilité lourde allant de 30kW à 200kW.

Au total, Ballard aurait produit 850MW de PEMFC.

Ballard Power Systems en pratique

Lorsqu’on étudie les applications de l’hydrogène, Ballard est sans doute l’un des noms qui revient le plus. Ils équipent plusieurs lignes de bus à hydrogène: des bus Solaris, Eldorado (Californie), Van Hool, Wrightbus et New Flyer. Ils ont conclu d’autres partenariats, par exemple avec Siemens et CRRC (Chine) pour développer des PAC de 200kW adaptées au transport sur rail, ainsi qu’avec ABB, pour développer une PEMFC d’1MW adaptée aux applications marines. (source)

Parmi les autres entreprises sur l’hydrogène dont nous avons parlé, on peut compter:

  • Hyvia : une joint-venture entre Renault Group et Plug Power pour développer des véhicules lourds à hydrogène et des stations à hydrogène.
  • Le groupe Renault: l’un des principaux constructeurs automobiles, qui développe des utilitaires à hydrogène.
  • Genvia : une joint-venture entre le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) Liten, Schlumberger, Vicat, Vinci Construction et la région Occitanie pour développer un électrolyseur haute température réversible.

Hysilabs est une start-up développant un procédé permettant de transporter l’hydrogène sous forme liquide, ce qui résoudrait l’un des principaux problèmes de l’hydrogène: son transport et stockage.


L’une des plus grandes difficultés de l’hydrogène est son stockage. Dans des conditions « normales », 1kg d’hydrogène occupe 11 000 litres … De plus, le dihydrogène est la plus petite molécule ET elle est très corrosive pour l’acier. Bref, un casse-tête infernal.

Actuellement, pour le transporter, on utilise surtout la compression (350-700 bars pour la mobilité hydrogène) ce qui consomme beaucoup d’énergie (>10% du potentiel énergétique de l’hydrogène transporté), demande des réservoirs spécifiques très lourds et emporte des risques. Plus rarement, on utilise, la liquéfaction, qui est plus dense, mais doit être maintenue en dessous de -253°C et consomme énormément d’énergie (>20%). Ces difficultés rendent impératives le développement d’alternatives.

Technologie Hysilabs

Fondée par Pierre-Emmanuel Casanova et Vincent Lôme en 2015 à Aix-en-Provence, HySiLabs propose de stocker l’hydrogène dans une solution de silicium (nommée « HydroSil) sous forme d’hydrures. Contrairement à McPhy et aux concepteurs du Powerpaste, HySiLabs a choisi les hydrures de silicium et non les hydrures de magnésium.

Ce procédé serait

  • Non carboné
  • Inoffensif pour l’environnement (ce qui le distingue notamment de l’ammoniac NH3)
  • stable, pouvant contenir l’hydrogène plusieurs jours ou mois et être beaucoup réutilisé.

Leurs concurrents seraient Hydrogenious et Chiyoda, mais le vecteur proposé par ces derniers serait carboné et toxique (Source: Les Echos, à vérifier).

HydroSil pourrait transporter 8.7% de sa masse en hydrogène. Un camion pourrait ainsi transporter 7 fois plus d’H2 qu’un camion d’hydrogène sous haute pression à 200 bars.

Histoire et financement

L’entreprise a levé 2 millions d’euros et été lauréate du prix EDF Pulse catégorie Smart City en 2018. Elle aurait également reçu 4 millions d’euros de la Commissions européenne. Anticipant une levée plus importante, elle projetait en 2020 l’installation d’une usine à Fos. Cette levée semble encore en cours, prévue pour 2022. Ils prévoient d’enregistrer Hydrosyl au REACH en 2023 et de l’utiliser pour la première fois (pour alimenter un bâteau à hydrogène) en 2024. (Source)

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre article sur le stockage d’hydrogène.

Ergosup est une startup proposant de produire de l’hydrogène très haute pression grâce à une électrolyse très haute pression utilisant l’électrochimie du zinc.


L’hydrogène a plusieurs grandes difficultés, parmi lesquelles :

  • son volume (on parle de masse volumique) : à température ambiante, 1kg d’hydrogène occupe 11 000 litres ! On l’utilise comprimé, mais c’est un procédé qui demande beaucoup d’énergie.
  • sa capacité à absorber les variations d’intensité. L’intermittence convient mal à l’électrolyse: les électrolyseurs alcalins ne la supportent pas (sauf peut-être avec la technologie de Lhyfe ?) et , même les électrolyseurs PEM la supporte, de toute façon, fonctionner la moitié du temps ne permet pas de rentabiliser les installations.

La solutions de la startup Ergosup permettrait de répondre à ces deux difficultés.

L’idée est de dissoudre du zinc dans un bain dans lequel sont plongées deux électrodes. Dans un premier temps, à température ambiante, l’électrolyse dégage du dioxygène sur une électrode et réduire le zinc, qui, redevenu solide, vient s’agglomérer sur l’autre. Après avoir laissé sortir l’oxygène, une réaction redissolvant le zinc laisserait s’échapper l’hydrogène, cette fois dans un espace clos. Mécaniquement, l’hydrogène, piégé, serait comprimé (c’est ce qu’on peut interpréter de leur vidéo). On pourrait ainsi déconnecter le moment de la consommation d’électricité avec le moment de la production d’hydrogène. C’est la première fois que j’entends parler de ce procédé, à suivre …

L’entreprise propose de créer ainsi des stations de recharge d’H2 tout-en-un, rassemblant production d’énergie renouvelable, production d’hydrogène, compression et stockage d’hydrogène.

La start-up avait levé 2.7 millions d’euros en 2015 et a levé 11 millions d’euros en 2019.


Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre article sur la production d’hydrogène.

Hyseas Energy est une startup développant des piles à combustibles pour bâteaux à hydrogènes résistant aux conditions spécifiques du transport marin (le risque de corrosion au sel notamment).

L’entreprise a été fondée en 2015 à Cannes par Arnaud Vasquez, ancien capitaine et chef mécanicien dans la Marine Nationale Française, Elle développe depuis 2016 en partenariat avec l’association des Bateliers de la Côte d’Azur le projet « Telo Martius« , un ferry opérant dans la baie de Toulon. Il devrait être opérationnel en 2022 au départ de Toulon, La Seyne, Saint-Mandrier et La Londe pour visiter les Îles d’Or d’Hyères. Le bateau à hydrogène devrait faire 26 mètres, pouvoir accueillir 200 passager et embarquer 240kW de piles à combustibles alimentées par 260kg d’hydrogène.

Le projet s’inscrit également dans le projet Hynovar porté, outre les deux partenaires (Hyseas Energy et Bateliers de la Côte d’Azur), par la CCI du Var, Engie Cofely H2 France et Excelis SAS. Hynovar aurait remporté un appel à projet de l’ADEME. Le déploiement était prévu en 2020-2021 et l’aide devait s’élver à 6.45 millions d’euros sur un projet de 18.67 millions d’euros, mais je n’ai pas d’éléments postérieurs à 2019 à ce sujet.

DNV-GL, une entreprise de classification spécialisée dans l’évaluation des risques industriels et maritimes, aurait choisi le Telo Martius comme cas d’étude pour développer les « bonnes pratiques » que devraient respecter les bâteaux avec une propulsion bas carbone. (source: site de la startup)

Hyseas Energy SAS est immatriculée depuis le 5 novembre 2015 (RCS Cannes B 814697215), avec comme code NAF 7219Z (Recherche-développement en autres sciences physiques et naturelles). La société est domiciliée 5 avenue Montrose à Cannes.

Ne pas confondre avec HySeas III, un projet européen

HySeas III est un projet de ferry à hydrogène soutenu par le programme de l’Union Européenne « Horizon 2020 » et ayant rassemblé Ballard (pile à combustible), McPhy (Infrastructure de ravitaillement), Kongsberg Maritime et d’autres organisations, le tout coordonné par l’Université écossaise de St.Andrews. Il devrait opérer au nord de l’Ecosse, entre Kirkwall et Shapinsay, dans les îles Orknay. Le projet a commencé en 2013 et le navire sera la conclusion de la 3e phase (d’où le nom « HySeas III »).

Lanzatech est une startup de biotechnologie récupérant le monoxyde de carbone (CO) émis par les usines pour nourrir des bactéries, qui en feront, des ressources exploitables: de l’éthanol et divers produits chimiques.

La technologie Lanzatech

Le procédé semble extrêmement intéressant :

  • On évite que du carbone soit libéré dans l’atmosphère
  • On stocke ce carbone sous diverse formes

Le processus est présenté dans ces vidéos :

Evolution et financement de Lanzatech

Lanzatech, qui a maintenant une quinzaine d’années, est valorisée à près d’un milliard de dollars. Elle a déjà trois i usines de production en Chine. Elle a conclu en 2022 un partenariat avec BASF pour la production de n-octanol.

Elle vient, en plus, de générer un spin off qui part très fort, avec plusieurs dizaines de millions de dollars de financement: LanzaJet, qui va produire du carburant d’avion à base d’éthanol.

La CNBC a publié un article très riche (mais en anglais) sur la startup.

FAQ

Comment fonctionne la technologie Lanzatech ?

Lanzatech utilise la fermentation pour produire des biocarburants et des produits chimiques.

Qui sont les fondateurs de Lanzatech ?

Lanzatech a été fondée en 2005 par Sean Simpson. Elle est dirigée par Jennifer Holmgren.

Hydropousse est une ferme verticale urbaine fondée en 2016 et localisée rue Parmentier à Montreuil (93), en bordure de Paris (France). L’entreprise produit en hydroponie des jeunes pousses et fleurs comestibles à destination des chefs de la capitale.

Le projet fait partie de l’agriculture urbaine, dont l’objet est globalement, selon la fondatrice Audrey Bonneil, de :

produire au plus prés du consommateur, sans pesticides, bio, favoriser le lien sociale, le partage, le circuit court, économiser les énergies, raisonner notre consommation et entre autres mieux manger.

https://lespepitestech.com/startup-de-la-french-tech/hydropousse

Il s’agirait également de limiter la consommation d’énergie.

S’ils sont référencés sur « lespépitectech« , comme startup entreprise inovante, on voit mal quelle est l’innovation ou le potentiel de croissance. La culture sous serres n’est pas vraiment une nouveauté …

La déforestation met en évidence un problème : nous manquons de place pour cultiver. En outre, il faut, pour limiter les transports, favoriser une production de nourriture proche de sa consommation.

L’agriculture hors-sol répond à ces deux problématiques. D’une part on « crée » une surface agricole et d’autre part c’est particulièrement compatible avec les villes, notamment en permettant des fermes verticales. Le système de culture le plus intéressant pour cela est appelé l’hydroponie : la culture par l’eau.

Quelques salades en hydroponie

Une variante de ce système consiste à combiner ce système avec un élevage de poissons : les déjections de ces derniers vont venir nourrir les plantes. De l’économie circulaire à l’état pur !

C’est dans ce domaine que travaille Urban Leaf. La fondatrice, Marie Fiers, a accepté de nous présenter son entreprise.

Qu’est-ce qu’Urban Leaf ?

UrbanLeaf est un bureau d’études spécialiste de l’aquaponie, qui conçoit, installe, anime et maintient des systèmes aquaponiques. Procédé naturel calqué sur le fonctionnement d’un étang, l’aquaponie était déjà utilisée il y a plusieurs siècles chez les Aztèques. Elle permet de cultiver des fruits, des légumes, des herbes aromatiques ou des fleurs ainsi que des poissons, comestibles ou non. UrbanLeaf propose de recréer cet écosystème autonome permettant d’arroser et de fertiliser les plantes avec les nutriments présents dans l’eau des poissons.

Grâce à un processus microbiologique, les plantes servent de filtre naturel pour l’eau qui retourne ainsi nettoyée dans l’aquarium.

Urbanleaf, par la mise en place de ces systèmes, a pour objectif de recréer du lien social, de rendre acteur le consommateur et d’éveiller les consciences quant à la protection de l’environnement.

Quels sont les enjeux environnementaux auxquels Urban Leaf répond ?

Urbanleaf participe à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en proposant des solutions de productions locales sans d’émission de CO2 pour le transport des denrées alimentaires.

Urbanleaf recréé des écosystèmes autonomes où les plantes sont arrosées et fertilisées avec l’eau des poissons enrichie en nutriments et l’eau des poissons est filtrée par les plantes. Ce mode de production favorise la biodiversité en ville, produite sans engrais de synthèse ni pesticides.

L’aquaponie permet de produire de bons rendements de fruits, légumes et poissons pour nourrir les populations urbaines en économisant 90% d’eau comparé à un système maraîcher classique grâce à une conception en circuit recirculé.

La végétalisation, via l’aquaponie, rend de nombreux services écologiques notamment en ville : la dépollution de l’air, la réduction des îlots de chaleur et la valorisation des espaces délaissés urbains.

Quelle valeur ajoutée apportez-vous à vos clients ?

UrbanLeaf développe plusieurs produits dans différents domaines d’actions qui sont :

  • Le bien-être et le lien social. Le jardinage, le contact avec l’eau, les poissons et les plantes est une activité apaisante et relaxante. D’après des études scientifiques, Le contact avec les plantes et les poissons favorise la baisse du stress, favorise la productivité, améliore le bien-être et réduit les symptômes orl, dermatologiques et neuropsychologiques. Un potager en aquaponie au sein d’une entreprise favorisera les échanges au sein des équipes, réduira le stress et permettra une meilleure efficacité au travail.
  • La pédagogie. L’apprentissage de l’aquaponie, de ce qu’est un écosystème et de l’importance de préserver les ressources naturelles de la planète est un point incontournable pour les petits et les grands. UrbanLeaf organise des ateliers et des conférences pour apprendre de manière ludique et pour s’informer sur des actions simples à mettre en place pour protéger la planète. Un mini système aquaponique installé dans une classe ou une cour d’école permet d’apprendre par la pratique et favoriser le développement personnel.
  • La production. Nous accompagnons des professionnels dans la conception de systèmes aquaponiques commerciaux afin de combiner le maraichage et l’aquaculture de manière efficace et innovante. Au sol ou en toiture, de nombreuses implantations sont possibles pour valoriser une surface non exploitable par des procédés classiques.

Est-ce que vous avez identifié des concurrents ? Si oui, quels avantages concurrentiels vous en distinguent ?

L’aquaponie représente un marché émergent ou la concurrence commence à apparaitre.

Fondé par Marie Fiers en 2015, Urbanleaf bénéficie d’une expérience de bientôt 5 ans en aquaponie et d’une équipe pluridisciplinaire de docteur et ingénieur en agronomie, technicien aquaculteur, spécialistes de leur discipline et maitrisant les techniques de production.

La plupart des concurrents d’Urbanleaf commercialisent un type de système aquaponique en particulier ou s’adressent à une cible de clientèle unique. L’avantage d’UrbanLeaf est son adaptabilité, par sa capacité à créer des systèmes différents les uns des autres en fonction des besoins des clients. Son avantage concurrentiel est donc sa force à répondre à tout type de demande par des créations sur mesure. UrbanLeaf est également le concepteur des Symbiums. Le plus petit système aquaponique du marché, fabriqué en France, très ergonomique et idéal pour installer dans de petits espaces.

Qu’est-ce qui vous empêche, actuellement, d’occuper complètement votre marché ?

En effet, l’agriculture urbaine, et plus spécialement l’aquaponie, sont des techniques encore peu connues et donc peu répandues malgré une demande grandissante et leur intérêt écologique. Encore beaucoup de controverses règnent dans le domaine agricole sur les cultures de type « hors sol » qui sont pourtant des techniques alternatives et modulables. L’intérêt grandissant des collectivités et le lancement d’appels à projets au niveau national tendent à faire connaitre cette technique et à développer nos activités. Par ailleurs, UrbanLeaf est membre de l’AFAUP « Association Française de l’Agriculture Urbaine Professionnelle » qui a pour but de fédérer les professionnels de l’agriculture urbaine et de créer du lien entre eux et les collectivités locales, le grand public, le monde agricole ainsi que les pouvoirs publics sur tout le territoire français. Adhérer à l’AFAUP permet à UrbanLeaf d’avoir accès à un vaste réseau d’agriculteurs urbains, à un service de veille sur les appels à projets, à un accès à des contrats pré-négociés auprès d’un panel de fournisseurs et à une plus grande visibilité. L’AFAUP est une réelle vitrine de l’agriculture urbaine et permet donc à UrbanLeaf d’accroitre sa visibilité.

Iadys est une startup de robotique qui crée notamment des robots permettant de nettoyer les zones aquatiques, récupérant les déchets à la surface et même les hydrocarbures.

L’entreprise a accepté de répondre à nous questions.

Quelle est la solution IADYS ?

IADYS conçoit, développe et commercialise des innovations à la croisée de l’Intelligence Artificielle et de la Robotique. La startup s’engage pour la préservation de l’environnement marin avec notamment le Jellyfishbot : un petit robot capable de collecter les déchets et les hydrocarbures à la surface de l’eau. Ce robot est une solution efficace et flexible pour la dépollution de zones aquatiques plus ou moins étendues et/ou difficiles d’accès, en particulier pour les zones abritées : ports, marinas, lacs, canaux mais aussi bases de loisirs, résidences hôtelières et installations industrielles.

Quels sont les enjeux environnementaux auxquels IADYS répond ?

Chaque année, 8 à 13 millions de tonnes de plastique supplémentaire et 2,3 millions de tonnes d’hydrocarbures finissent dans les mers et les océans. On estime à 269 millions de tonnes la quantité de plastique présente dans les océans. En 2017, il y avait déjà 1 tonne de plastiques pour 5 tonnes de poissons et, si rien n’est fait, il y aura plus de plastiques que de poissons en 2050.

A cela il faut ajouter les autres formes de pollution qui souillent désormais nos océans (hydrocarbures, métaux, algues vertes, etc.). De nombreuses mesures réglementaires ont été adoptées pour éviter le rejet de déchets dans l’environnement. Malgré ces mesures, une quantité toujours plus importante de déchets, entraînés par les pluies, les vents ou simplement rejetés par négligence, se retrouvent dans les cours d’eau, les lacs, les mers et les océans. Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement, environ 80 % des pollutions marines sont d’origine terrestre. Il est donc essentiel de concentrer les efforts de lutte contre les pollutions au plus proche de la source (i.e. ports, fleuves, canaux) car une fois que les déchets ou les substances polluantes sont dispersés en mer, il est quasiment impossible de les récupérer et de les traiter.

Quelle valeur ajoutée apportez-vous à vos clients ?

Les collectivités territoriales sont tenues de faire respecter la législation en matière d’interdiction de rejet de déchets. Les gestionnaires de ports, de canaux, de bases de loisirs, de sites touristiques, de résidences hôtelières et même les sites industriels sont tenus de mettre en œuvre les moyens de collecte et de traitement de déchets/pollutions sur leurs plans d’eau respectifs.

Ces structures sont souvent confrontées à deux types de pollutions : les macro-déchets (plastiques, verres, débris naturels, etc.) et les pollutions accidentelles d’hydrocarbures. Les ports et les canaux sont des zones particulièrement touchées par les macro-déchets et les hydrocarbures.

Dans l’eau, les macro-déchets sont entraînés par les courants et les vents et se retrouvent en grande majorité concentrés dans des zones exiguës (entre les bateaux, sous les quais, etc.).

Actuellement, le ramassage de ces déchets est réalisé manuellement (à l’épuisette) ou, beaucoup plus rarement, à l’aide de bateaux spécialisés. Cette méthode reste épuisante pour les agents et permet de ramasser les déchets uniquement dans les zones facilement accessibles. Le ramassage des déchets dure souvent plusieurs heures pour nettoyer quelques dizaines de mètres carrés. Le coût de ce type d’opération est donc élevé pour un résultat final peu satisfaisant. Avec le Jellyfishbot, il est possible de nettoyer 1000m²/h à 1 nœud très facilement puisqu’il est radiocommandé. Une fois le filet plein, une gaffe permet de le retirer directement, sans sortir le robot de l’eau. De plus, nous travaillons sur une version autonome du robot qui sera disponible début 2021, ce qui va encore plus faciliter le travail du personnel concerné.

Est-ce que vous avez identifié des concurrents ? Si oui, quels avantages concurrentiels vous en distinguent ?

Nos concurrents principaux sont la Seabin, une solution qui est commercialisée depuis quelques années. Elle se présente sous la forme d’une poubelle immergée dans l’eau qui aspire tous types de déchets flottants. Un tissu absorbant interne d’une dizaine de centimètres de diamètre permet d’absorber de petites quantités d’hydrocarbures. Toutefois, la Seabin est fixe et a une capacité de 30L contre 80L par filet avec le Jellyfishbot. Notre petit robot est mobile, ce qui permet de cibler directement les déchets et de nettoyer une surface dans son ensemble.

Les solutions « WasteShark » et « Recyclamer » sont deux véhicules électriques de tailles similaires qui ont la capacité de collecter des déchets flottants. Leur encombrement et leur poids les rendent difficiles à transporter et à mettre à l’eau. Avec des poids respectifs de 39~kg et 90~kg, leur manipulation à terre nécessite plusieurs personnes, contre 20kg pour le Jellyfishbot qui peut être manipulé par une seule personne. Un chariot de mise à l’eau est également prévu pour des configurations complexes.

Qu’est-ce qui vous empêche, actuellement, d’occuper complètement votre marché ?

Avec la crise sanitaire du Covid-19, les priorités des collectivités et des organismes privés étaient plutôt concentrées sur la santé. Aujourd’hui, la situation économique qui en découle fait qu’il est assez compliqué pour ces structures d’investir dans les nouvelles technologies du secteur de l’écologie. Un effort est ainsi fait depuis lors au niveau de la communication de IADYS pour sensibiliser le grand public aux enjeux de la pollution de l’eau, mais aussi pour développer la notoriété du Jellyfishbot afin qu’il devienne indispensable à tout organisme possédant un plan d’eau sujet à l’accumulation de déchets ou d’hydrocarbures.

La digitalisation permet de réduire la consommation de ressources à production égale : meilleurs rendements agricoles, machineries plus efficaces, chauffage optimale … C’est donc un enjeu greentechs pour une économie plus soutenable.

Panga propose ainsi une plateforme de gestion des bâtiments. Cette startup a la particularité de traiter les données localement, s’inscrivant dans la logique du Edge Computing. Elle a accepté de répondre à nos questions.

Quels sont les enjeux environnementaux auxquels répond Panga ?

Nous sommes positionnés sur deux enjeux environnementaux majeurs : la sobriété énergétique au sein des bâtiments, et les économies d’énergie de nos systèmes d’informations. 

  • En France, le secteur du bâtiment est le plus gros consommateur d’énergie. Il représente 40% de la facture énergétique et c’est le deuxième poste d’émissions de gaz à effets de serre. Certaines études démontrent qu’après rénovation, les habitudes de consommation des résidents évoluent. En effet, les rénovations entraînent une baisse des charges mais également une augmentation de la consommation, pouvant annuler les gains énergétiques réalisés. Ainsi, pour mieux maîtriser ses dépenses énergétiques, il faut informer les résidents et les aider à mieux comprendre leurs consommations. Enfin, l’automatisation des bâtiments et notamment du thermostat peut réduire les pertes d’énergies de 10 à 30%.
  • Aujourd’hui, nos bâtiments fonctionnent sur le modèle en silos, c’est-à-dire que nos données sont transmises sur différents réseaux (éclairage, chauffage, ventilation, compteurs énergétique, vidéosurveillance, interphonie…) qui ne communiquent pas entre eux. Il y a donc une multitude d’équipements redondants et une gestion des données complexifiée. Pour palier à cela, il faut les mutualiser (compteurs, GTB/GTC, interphone, tablette…).

En tant que citoyens et résidents d’un bâtiment, nous générons beaucoup de données et qui ne cessent de grandir de manière exponentielle avec le développement des Smart Buildings et Smart Cities.

Toutes ces données, qui sont générées et réutilisées à l’intérieur du bâtiment, sont traitées et stockées dans des Cloud extérieurs, avant de revenir à leur point de départ. Il faut donc chercher à limiter ces transactions. On estime que les datacenters consomment 1% de l’énergie mondiale. Environ 35% de cette énergie est investie dans des systèmes de refroidissement, dû à la chaleur générée par la concentration des serveurs de calculs.

Décentraliser ces systèmes d’informations permettrait d’avoir des systèmes de refroidissement mécaniques, qui ne consomment pas d’énergie. Par exemple, la chaleur produite pourrait être réutilisée directement dans les logements en hiver et réduire la facture énergétique pour chauffer nos bâtiments.

Quelle solution propose Panga ?

Notre solution a pour objectif d’aider les résidents à consommer mieux et moins, en traitant localement les données. Ainsi grâce à un ensemble d’applications, nous simplifions l’accès aux données des utilisateurs du bâtiment et de la ville de demain. Ces applications, choisies par le client, sont alors disponibles sur des supports fournis par nos soins. Ces derniers fonctionnent comme un système d’exploitation pour smartphone. Notre solution est à destination des promoteurs immobiliers et des facility managers. Nous intervenons sur les marchés du Smart Home, Smart Building et Smart City.

Nous concevons une infrastructure réseau modulaire, sécurisée et multi-services à l’échelle du bâtiment, du quartier et de la ville, pour transformer ces derniers en plateforme de services et réduire les infrastructures et les coûts de communications. Ce système s’appelle B-NOS (marque déposée et propriété de Panga SAS), il est construit autour des IoT avec une approche EDGE et Grid Computing, ainsi que la conception d’un BOS (Building Operating System). 

Quelle valeur ajoutée Panga apporte à ses clients ?

Notre solution permet une meilleure gestion des données liées au bâtiment. Elle permet : 

  • D’être plus réactif : Grâce à un traitement en local, on peut ainsi analyser la consommation d’énergie du bâtiment plus facilement.
  • D’assurer une sécurité accrue : Chaque entité n’a accès qu’à ses propres données, il est impossible d’accéder à celles d’une autre entité. 
  • De limiter les coûts et infrastructures de communication : Limiter le déplacement des données permet une réduction des coûts mais également de faire communiquer les infrastructures car les données sont traitées en local.
  • De limiter l’empreinte carbone : Diminuer le traitement des données dans un Cloud extérieur permet de réduire la distance de transport de celles-ci et donc de réduire les émissions de CO2. L’optimisation de la gestion des données favorise une consommation d’énergie plus responsable.

Est-ce que vous avez identifié des concurrents ? Si oui, quels avantages concurrentiels vous en distinguent ?

Nous avons quelques concurrents sur notre marché. Néanmoins, nous proposons une solution plus complète. En effet, nous sommes capables d’adapter nos solutions suivant les environnements, nous développons celle-ci aussi bien pour le Smart Building que le Smart City.

Notre avantage concurrentiel repose notamment sur le concept Edge Computing et la conception d’un BOS (Building Operating System). C’est-à-dire que nous traitons les données là où elles sont produites. Cette technique nous permet d’éviter de transmettre des données non pertinentes vers un cloud.

Ainsi, nous permettons une plus grande fluidité et réactivité lors du traitements des données. Grâce à cela nous avons pu déposer notre marque B-NOS. De plus, Panga est également positionné sur le marché de la donnée par conséquent, nous disposons des connaissances accrues pour la gestion des données du bâtiment.

Qu’est-ce qui vous empêche, actuellement, d’occuper complètement votre marché ?

Aujourd’hui, nous manquons beaucoup de visibilité et de notoriété. Cependant, nous avons la chance d’évoluer en même temps que la conscience du « consommer mieux », ce qui nous aide beaucoup. Néanmoins, nous sommes en recherche de référence afin de faire connaître notre solution.

De plus, nous sommes en train de développer notre équipe commerciale. D’une part, cela nous permettra de saisir davantage d’opportunités de communiquer sur notre solution. Et d’autre part, nous pourrons réduire le délai d’acquisition de clients. Le manque de visibilité nous empêche d’industrialiser notre produit et de faire grandir notre entreprise.

Nous avons également l’ambition de bien faire, ainsi nous travaillons sur de nombreuses applications ce qui rend notre phase de développement plus longue. De plus, nous participons à de nombreux projets qui nous permettent de palier à ce manque de visibilité. Actuellement, nous participons à des projets comme TIGA « Territoire innovation grande ambition » avec l’agglomération de La Rochelle pour son projet « Territoire 0 carbone ».

Adionics a inventé une nouvelle technologie pour extraire des minéraux de la mer (potassium, lithium ou sodium) de manière rentable et écologique.

La startup a accepté de répondre à nos questions.

Quels sont les enjeux environnementaux auxquels Adionics répond ?

Adionics est une start-up innovante fondée en 2012 à Paris. Notre technologie d’extraction Liquide-Liquide permet d’extraire sélectivement les sels de l’eau tels que les sels de lithium, de potassium ou de sodium. La technologie a été développée sur unebase écoresponsable:  pas de consommation d’eau, sobre en énergie, sans réactifs chimiques et sur une idée de waste to product. En effet, l’extraction sélective permet d’envisager la réalisation de produits à partir des sels extraits (soude, eau de javel, produits lithiés, iode…)

Que propose Adionics ?

Adionics a développé une technologie d’extraction liquide-liquide des sels à forte valeur, tels que Lithium, Iodures, Potassium, Sodium etc. Les sels présents dans l’effluent sont extraits à température ambiante, puis reconcentrés à chaud dans une saumure en fin de procédure.

Ce procédé d’extraction liquide-liquide permet de récupérer, de purifier et de concentrer le lithium en une heure, quand la façon traditionnelle (par évaporation dans les saumures), nécessite entre 9 et 18 mois.

Quelle valeur ajoutée apportez-vous à vos clients ?

Nous proposons à nos clients une nouvelle technologie. Nous croyons qu’elle peut révolutionner l’industrie minière en apportant le délai de traitement des saumures très court, une approche verte et efficace avec des rendements d’extraction du Lithium doubléset une très haute pureté. De même Adionics va apporter des solutions nouvelles et vertueuses de traitement et de revalorisation de diverses saumures: régler un problème environnemental tout en créant de la valeur!

Est-ce que vous avez identifié des concurrents ? Si oui, quels avantages concurrentiels vous en distinguent ?

Des technologies se développent autour de l’extraction du lithium. Elle sont portées par des entreprises minières qui, souvent, partent d’un même extractant connu de longue date mais à la sélectivité limitée. D’autres technologies se développent mais restent sur des approches classiques avec l’utilisation massives de réactifs chimiques. Notre approche se distingue par le fait que notre régénération est thermique, ce qui est unique mondialement, et évite l’utilisation de produits chimiques. D’autres part nos extractant ont une sélectivité remarquable qui permet d’accéder à une production très pure, qui, sur ce marché, présente une grande valeur économique.

Qu’est-ce qui vous empêche, actuellement, d’occuper complètement votre marché ?

Actuellement nous sommes en phase d’industrialisation. Nous avons réalisé 2 pilotes industriels qui ont permis de démontrer la performance de notre technologie sur le dessalement. Notre prochaine étape est la réalisation d’un pilote industriel sur l’extraction du lithium qui nous permettra e lancer les premières unité industrielles d’ici à 2 ans. Le marché est en plain boom et nous devons démontrer la faisabilité de notre technologie sur un secteur minier assez conservateur mais conscient de la nécessité de modifier son mode de production pour la rendre plus efficace et plus verte.

Et si vous pouviez, sans changer d’installation ou faire de coûteux travaux, économiser 40 % de votre consommation d’électricité ? C’est la promesse de BeeBryte, une solution d’optimisantion des systèmes de chauffage-ventilation-climatisation (CVC) et les systèmes de réfrigération.

Résumé

Ils branchent une passerelle IoT sur des équipements de froid/clim existants, récupèrent les données en temps réel, et:

  1. Détectent les pannes avant qu’elles arrivent — encrassement, usure compresseur, prise en glace, etc. Avec un humain derrière qui qualifie l’alerte pour éviter les faux positifs, et qui peut corriger à distance dans certains cas.
  2. Optimisent la consommation électrique — les algos anticipent quand produire froid/chaud en fonction de la météo, du prix de l’électricité et de l’activité du site. Jusqu’à 40% d’économies revendiquées.

Ce que ça change pour le client :

  • Moins de pannes d’urgence (et les coûts qui vont avec : nuit, week-end, perte de marchandise)
  • Quand une intervention est nécessaire, elle est planifiée et déjà pré-diagnostiquée → le technicien perd moins de temps
  • Facture électrique réduite

BeeBryte a accepté de répondre à nos questions pour préciser leur projet :

Quels sont les enjeux environnementaux auxquels BeeBryte répond ?

La consommation d’électricité mondiale, dont 90% provient de l’industrie et des bâtiments, représente un tiers des émissions de CO2 liées à l’énergie. Au sein de ces bâtiments, les systèmes de CVC et de réfrigération sont les plus énergivores.

Au-delà de l’impact environnemental, une panne sur ces équipements critiques peut avoir des conséquences directes sur l’activité : pertes de marchandises, rupture de la chaîne du froid, désorganisation des équipes et coûts de maintenance élevés.

BeeBryte déploie une solution qui transforme la gestion du froid d’un centre de coûts en un levier de compétitivité, en optimisant la consommation d’énergie tout en sécurisant la continuité de service.

Quelle est la solution de BeeBryte ?

Historiquement, BeeBryte s’est fait connaître par son pilotage prédictif, une solution qui réduit les factures d’énergie en envoyant à distance des ordres en temps réel aux équipements. En se basant sur les prévisions météo, l’activité du bâtiment et le prix de l’électricité, les algorithmes anticipaient la demande pour produire le froid ou le chaud au meilleur moment.

Source: Beebryte

Aujourd’hui, cette expertise a été intégrée dans une offre de service plus large et modulaire, la « Solution de prédiction des dérives et pannes », qui se décline en quatre briques de services :

  • Optimise : L’optimisation énergétique par pilotage prédictif, qui constitue l’ADN de BeeBryte. Elle permet de générer jusqu’à 40% d’économies d’énergie en plus de la maintenance prédictive. Cette brique se décline en une offre statique pour les grands hypermarchés et dynamique (à la performance) pour les sites complexes comme les entrepôts logistiques.
  • Alert : Alerte précoce des dérives, qualifiées et filtrées pour éviter les « fausses alarmes ». Le système détecte des anomalies silencieuses comme une prise en glace, l’usure d’un compresseur ou l’encrassement d’un condenseur.
  • Assist : Assistance d’un expert pour interpréter les données et coordonner les actions. Cette brique apporte un pré-diagnostic pour fiabiliser les interventions et faire gagner du temps aux techniciens.
  • Adjust : Corrections à distance en écriture (avec accord préalable du client) pour ajuster des consignes ou réactiver des fonctions, réduisant ainsi les déplacements inutiles.

Quelle valeur ajoutée apportez-vous à vos clients ?

La valeur ajoutée se mesure à la fois en gains financiers, en sérénité opérationnelle et en performance environnementale. Nos clients économisent jusqu’à 40% sur leurs coûts énergétiques. Mais au-delà des économies, notre service réduit les coûts de maintenance en évitant les pannes coûteuses et les interventions d’urgence non planifiées (nuits, week-ends). Par exemple :

  • Pour un hypermarché à Cesson, nous avons détecté un début de prise en glace sur une vitrine. L’alerte précoce a permis au personnel de corriger le problème en retirant des produits qui obstruaient la ventilation, et au frigoriste de lancer un dégivrage à distance, évitant ainsi une intervention d’urgence, le vidage complet du meuble et une potentielle perte de marchandise.
  • Pour un autre hypermarché à Chambourcy, le système a identifié des risques de prise en glace sur quatre meubles différents. Cela a permis de planifier une seule intervention groupée du frigoriste, optimisant ses coûts de déplacement et évitant une immobilisation prolongée des équipements.

Le service libère du temps pour les équipes du client (directeur de magasin, responsable technique) qui peuvent se concentrer sur leur cœur de métier plutôt que sur la gestion des urgences. Enfin, notre solution est compatible avec la plupart des systèmes de Gestion Technique de Bâtiment (GTB) du marché (Carel, Danfoss, Schneider Electric, Siemens, etc.) et nous pouvons accompagner nos clients dans la mise en conformité avec le décret BACS.

Est-ce que vous avez identifié des concurrents ? Si oui, quels avantages concurrentiels vous en distinguent ?

Notre approche, qui combine la prédiction de pannes, l’assistance d’experts et le pilotage énergétique en temps réel, est très peu répandue. Les acteurs perçus comme des concurrents se concentrent souvent sur un seul aspect :

  • Les sociétés qui vendent des équipements plus performants : nous les considérons comme des partenaires, car notre solution logicielle vient optimiser l’existant.
  • Les entreprises de supervision ou d’efficacité énergétique pure : elles se limitent souvent à la surveillance et à la recommandation, sans la capacité d’agir directement sur les équipements ou de fournir un pré-diagnostic aussi poussé.

Ce qui nous distingue :

Un business model sans risque : Pour notre brique « Optimise » dynamique, notre modèle est basé sur le partage des économies générées. Si nous ne générons pas d’économies, le client ne paie rien. Pour les autres services, nous proposons des abonnements fixes dont le retour sur investissement est rapidement mesurable. (Note: les tarifs varient, il faut consulter un commercial).

Une solution logicielle non intrusive : Dans la plupart des cas, nous utilisons les équipements existants. Notre passerelle IoT est souvent le seul ajout matériel, rendant le déploiement simple et rapide.

Un service complet, de l’alerte à l’optimisation : Nous ne nous contentons pas de signaler un problème. Nous aidons à le qualifier (Assist), à le corriger à distance (Adjust) et nous optimisons la performance énergétique globale (Optimise).

Qu’est-ce qui vous empêche, actuellement, d’occuper complètement votre marché ?

Le marché de l’efficacité énergétique a été traditionnellement dominé par une approche matérielle (remplacement d’équipements). Notre défi principal est donc d’ordre culturel : convaincre les décideurs qu’une solution logicielle peut générer des économies substantielles et améliorer la fiabilité, tout en étant plus durable. Pour rassurer nos interlocuteurs, nous misons sur une transparence maximale :

  • Une méthode de calcul des économies qui respecte les standards internationaux (IPMVP).
  • Des rapports mensuels clairs et un accès 24/7 à un tableau de bord pour suivre notre performance.
  • La possibilité pour le client de reprendre le contrôle à tout moment.

Notre défi est de démontrer que l’intelligence des données est aujourd’hui un levier de performance aussi puissant, sinon plus, qu’un simple renouvellement de matériel.

Notre société a besoin de diminuer l’impact environnemental de son économie. Pour cela, elle a besoin de moins produire. Une voie d’amélioration consiste à allonger la durée de vie des produits, de rendre l’économie plus « circulaire », par exemple en encourageant le marché des biens d’occasion.

Bluedigo s’inscrit dans cette tendance et propose du mobilier de bureau d’occasion. Timothée Jochum Co-founder, a accepté de répondre à quelques unes de nos questions.

Quels sont les enjeux environnementaux auxquels Bluedigo répond ?

En France, 250 000 tonnes de mobilier de bureau sont jetées chaque année. Moins de 1% de ces meubles est réemployé, environ 15% sont détruits pour recycler la matière et 85% finissent en décharge ou incinérés. Par ailleurs, un salarié génère entre 120 à 140 kg de déchets chaque année. 

Pour accompagner les entreprises dans leur transition écologique, Bluedigo propose une offre de mobilier de bureau d’occasion et de fournitures de bureau 100% éco-responsables. Nous récupérons du mobilier à l’occasion de déménagements d’entreprises et nous revendons ensuite ce mobilier à d’autres entreprises (startups, PME, espaces de coworking…). Bluedigo permet de réduire les déchets de mobilier des entreprises et participe au développement de l’économie circulaire.

Que propose Bluedigo ?

Bluedigo a pour ambition d’aider les entreprises à créer des espaces de travail à impact positif via une offre de mobilier de bureau d’occasion et de fournitures de bureau éco-responsables. Nous proposons sur notre site e-commerce tous types de mobilier d’occasion : bureaux, chaises, rangements, espaces détente… du mobilier moins onéreux que le neuf et éco-responsable !

Concernant les fournitures de bureau, 70% de notre catalogue est made in France et 100% de notre papeterie est en papier recyclé. Nous proposons aussi une offre de gourdes, lunchbox et mugs pour se débarrasser du plastique au bureau (gobelets, emballages plastiques…). 

Quelle valeur ajoutée Bluedigo apporte à ses clients ?

Le mobilier de bureau d’occasion que nous proposons est bon marché, en moyenne 50% moins cher que le mobilier neuf. Utiliser du mobilier d’occasion c’est aussi la pratique la plus éco-responsable car cela permet d’éviter la pollution liée à la production de meubles neufs (émissions de CO2, utilisation de matières premières….). Enfin, notre mobilier est livré déjà monté, ce qui est un gain de temps non négligeable pour les entreprises de petite taille ! Nous proposons aussi des welcome-packs éco-responsables personnalisables pour nos clients (gourdes, lunchbox, mugs, etc). 

Est-ce que vous avez identifié des concurrents ? Si oui, quels avantages concurrentiels vous en distinguent ?

Nous avons quelques concurrents sur la vente de mobilier de bureau d’occasion, notamment des brokers pas encore très digitalisés. Nous proposons un site e-commerce design permettant de passer tous ses achats de mobilier de bureau en ligne. Nous nous distinguons aussi avec une activité complémentaire de fournitures de bureau éco-responsables pour être toujours plus écolo au bureau ! 

Qu’est-ce qui vous empêche, actuellement, d’occuper complètement votre marché ?

Nous sommes une jeune startup créée en juillet 2019. Nous sommes principalement actifs dans la région Ile-de-France mais nous souhaitons nous développer davantage en régions pour mieux accompagner les entreprises au niveau local.

SEDIPEC est une startup française qui développe des protections anti-inondations connectées permettant de protéger toutes les ouvertures (porte, fenêtre, baie vitrée, aération, garages…) d’une maison contre les inondations.

Jonathan Flahaut, cofondateur du projet, a accepté de répondre à nos questions.

Quels sont les enjeux environnementaux auxquels Sedipec répond ?

Notre mission est de réduire le nombre de dommages causés chaque année en France par les inondations, tout en participant à la conception de l’habitat résilient de demain.

1. L’inondation est l’un des principaux risques naturels dans le monde et il s’agit de la catastrophe naturelle causant le plus de dommages. (40 % du territoire français est concerné, 1 milliard de dégâts par an)

2. Malgré les nombreuses préconisations (batardeaux, sac de sable, coussins gonflants, etc.), l’eau continue d’entrer dans les maisons principalement par les portes et les garages.

3. Quand une alerte de ruissellement est donnée, les habitants ont très peu de temps (souvent 15 minutes) pour réagir et les protections actuelles ne permettent pas d’être réactif face au risque.

Données chiffrées :

  • 40 % du territoire français en zone inondable
  • 7 MILLIONS D’HABITANTS en zone inondable
  • 3,7 MILLIONS DE LOGEMENTS concernés
  • 2 MILLIARDS d’euros de dégâts constatés par an
  • 17 MILLIONS DE PERSONNES impactées directement ou indirectement par les inondations en France par an

Quelle solution propose Sedipec ?

En expliquant mon projet à la Métropole de Nice, un des responsables m’a dit que leur problématique majeure reste les crues éclairs, les effets de ruissellements. Il s’agit de trombes d’eau qui tombent et glissent sur le béton, entrainant ainsi une arrivée rapide vers les quartiers en aval. Les populations exposées ont que 15 minutes pour se protéger.

J’ai demandé quelles étaient leurs solutions de prévention face à ce risque et un des responsables m’a dit qu’ils envoyaient un SMS push aux propriétaires des biens exposés au risque.

À ce moment précis, j’ai eu le déclic. Je me suis dit qu’on était capable d’alerter à temps les propriétaires par SMS, alors on serait capable d’envoyer également ce signal sur mes protections.

L’idée des portes coupe-feu m’est venue à l’esprit, et sur le même principe, quand les caméras intelligentes placées en amont sur les ponts et montagnes détectent un niveau d’eau critique, elles peuvent également envoyer un signal à mes protections pour qu’elle s’enclenche avant l’arrivée du danger.

Ainsi, nous avons repensé le volet battant en lui apportant des fonctions supplémentaires et complémentaires afin de sécuriser les biens et les personnes contre les inondations. Ces volets hermétiques peuvent être connectés au système d’alerte locale afin d’apporter une protection permanente et autonome. Nous avons nommé ce produit INOLOCK (Ino = Déesse des naufragés et Lock = verrouillage).

Nous sommes également en collaboration avec la société OGOXE (labélisée également GreenTech Verte) pour connecter notre solution à leur système de surveillance des cours d’eau. La complémentarité de nos services respectifs donnera naissance à des protections entièrement autonomes pour anticiper le danger et empêcher l’eau de rentrer dans les maisons.

Une porte Sedipec

Quelle valeur ajoutée apportez-vous à vos clients ?

Proposer des protections permanentes et autonomes afin d’anticiper le danger pour planifier au mieux l’évacuation de l’occupant.  Avec nos dispositifs, nous pouvons protéger une maison en quelques secondes.  

Est-ce que vous avez identifié des concurrents ? Si oui, quels avantages concurrentiels vous en distinguent ?

Directs

Nous avons 2 concurrents directs en activité :

  • Torbau Schwaben GmbH : Il s’agit d’une société industrielle allemande qui propose des portes et portails innovants. L’entreprise a développé 2 solutions anti-inondations sous la marque Aqualock : des portes de garage et des portes d’entrée.
  • Esthifrance : Il s’agit d’un revendeur de produits allemands qui propose une large gamme de produits anti-inondations afin de s’adapter à toutes les situations

Indirects :

Nos dispositifs sont multifonctions et hybrides, ce qui fait que nous avons de nombreux concurrents indirects.

Le batardeau est LA solution préconisée par le référentiel des travaux de réduction de la vulnérabilité du bâti en France depuis sa création en 2003.

Il s’agit d’une cloison que l’on fixe devant les orifices de la maison, qui empêche l’eau de passer jusqu’à 1 m de hauteur.

Le principal problème est que ce dispositif n’est pas lisse au mur, et par conséquent se laisse facilement arracher lors d’une inondation.

De plus, ce mécanisme demande une installation récurrente annuelle et ne fait donc pas partie des gestes du quotidien que nous avons pour habitude de faire. Il vous rend dépendant de votre habitat, car vous devez pouvoir l’installer en cas de crise.

AVANTAGES CONCURRENTIELS

Notre principal atout est la mise en place de nos dispositifs. Il suffit de faire un geste du quotidien pour être en sécurité : fermer ses volets.

Un volet : 2 fonctions et 2 atouts

Son principal produit de substitution, le batardeau, demande une installation plus contraignante ; il faut penser à le poser à chaque fois qu’il y a un risque potentiel. Il est nécessaire avec le batardeau de rester proche de la construction au cas où il y a un problème.

De plus, nos dispositifs sont « lisses » au mur lorsqu’ils sont verrouillés. Cela empêche tout objet imposant d’arracher le mécanisme.

Ils sont personnalisables ce qui permet d’améliorer l’esthétisme des constructions au lieu de le dégrader comme les solutions concurrentes.

  • Nos dispositifs ont la nécessité de résister à 950 kg de pression par mètre carré, cela s’explique par le besoin de supporter une forte pression en cas d’une montée des eaux. À titre d’exemple, pour être certifié NF un volet doit résister à une compression de 15 kg par mètre carré et les volets les plus haut de gamme montent à 150 kg.
  • Ils tiennent des chocs à 600 joules pour résister à des impacts de débris de 50 kg les frappant à 14 km/h. Les vitesses du courant enregistrées lors d’inondations sont généralement inférieures à 20 km/h en montagne et 10 km/h dans les plaines. (Contrairement à nos concurrents batardeaux résistant à 100 joules)
  • Pour garder le volet le plus maniable possible et ne pas endommager nos charnières, nous prenons en compte le poids du volet afin de ne pas excéder les 40 kg. Cela s’explique par la matière composite (fibre de verre et polyester), plus résistant que l’acier et 5 fois plus léger.
  • Contrairement à nos concurrents, nos produits sont imputrescibles, résistent aux moisissures, aux rayons de soleil et au gel ainsi qu’à la corrosion.

Qu’est-ce qui empêche actuellement Sedipec d’occuper complètement son marché ?

Vendre, vendre et encore vendre afin d’entamer une levée de fonds.

Nous souhaitons lever 1,5 million d’euros pour la conception de nouveaux produits, l’étude de la partie connectée sur le cas d’une collectivité locale et l’embauche de 10 à 15 salariés, comprenant des profils d’ingénieurs, des commerciaux et un responsable CTO.

Nous allons également nous rapprocher du CEREMA, auprès de la Direction du Bâtiment durable afin de réaliser des tests thermiques pour répondre aux nouvelles normes RE 2020 et certifié nos produits auprès de la CSTB.

Le maximum de dilution pour ce premier tour de table sera de 25 %.

Nous serons accompagnés également avec Initiativas afin de remplir le dossier I-lab de BPI France afin de dégager jusqu’à 1 million de subventions également.

RESEAUX SOCIAUX

FB : https://www.facebook.com/SEDIPEC/

Linkedin : https://www.linkedin.com/company/sedipec

Homeys permet de monitorer et optimiser la consommation énergétique du chauffage des immeubles résidentiels.

Henri de Noblens, le fondateur de Homeys, a accepté de répondre à quelques une de nos questions.

Quels sont les enjeux environnementaux auxquels Homeys répond ?

Notre solution permet de réduire la consommation énergétique des bâtiments d’environ 15% et donc de limiter leurs émissions de gaz à effet de serre. En plus d’améliorer la performance énergétique des bâtiments, nous permettons aussi à nos clients de limiter leurs déplacements sur site et cela a un impact aussi sur les émissions de gaz à effet de serre.

Quelle solution propose Homeys ?

Homeys propose un ensemble de solutions pour permettre aux habitants des maisons et des immeubles de réduire leur facture énergétique. Que ce soit en améliorant le réglage du chauffage, en suivant de plus près sa consommation ou bien en identifiant des travaux à réaliser, nos solutions vous permettent d’identifier sur la base des données ce que vous avez de plus efficace à faire pour améliorer la performance énergétique du parc résidentiel.

Quelle valeur ajoutée apportez vous à vos clients ?

Nos clients gagnent du temps dans la gestion de leur énergie et peuvent réagir beaucoup plus vite quand une dérive est identifiée. Et c’est sans compter que nos outils d’analyse permettent d’objectiver le confort et de fournir des recommandations pour l’améliorer.

Est-ce que vous avez identifié des concurrents ? Si oui, quels avantages concurrentiels vous en distinguent ?

On a bien évidemment des concurrents mais ils n’ont pas, en général, cette approche globale qui nous permet de travailler sur tout le spectre de la performance énergétique, de l’amélioration de la régulation aux travaux, en passant par l’optimisation de la facture d’énergie. Aucun d’entre eux n’a par ailleurs le focus sur le secteur résidentiel que nous avons.

Qu’est-ce qui vous empêche, actuellement, d’occuper complètement votre marché ?

On a démarré nos efforts marketing il y a quelques mois seulement, il faut maintenant qu’on accélère sur ce point pour occuper plus complètement notre marché !

Sterblue propose une solution de smart maintenance des infrastructures électriques.

Le CEO, Geoffrey Vancassel, a très gentiment accepté de répondre à nos questions.

Quels sont les enjeux environnementaux auxquels Sterblue répond ?

De part un monitoring plus performant d’actifs critiques comme les réseaux électriques ou les éoliennes, nous permettons de réduire les risques de part une anticipation des dommages potentiels. Par exemple une attache d’isolateur électrique défectueuse sur un réseau de distribution peut amener à la chute d’une ligne et à des dommages graves pour les biens, les personnes et l’environnement. Les feux de Californie en 2018 déclenchés par PG&E ont rejeté 15% des émissions annuels de CO2 de toute la Californie. 

Quelle solution propose Sterblue ?

Sterblue développe la plateforme centrale d’inspection d’infrastructure. Nous avons trois composantes majeures à notre solution. Tout d’abord nous bâtissons les outils permettant de capturer facilement de la donnée de qualité, nous avons commencé par les drones en proposant notre logiciel de navigation automatique en 3d autour des infrastructures complexes.

Ensuite nous organisons la donnée en un unique modèle permettant de travailler avec de multiples clients et surtout d’entrainer notre intelligence artificielle de manière scalable, sans ré-entrainement lourd et chronophage à chaque nouveau client et type d’infrastructure. Finalement grâce à ce modèle de données structuré nous sommes capable de proposer une grande diversité d’analytics et reporting à nos clients. 

Quelle valeur ajoutée Sterblue apporte à ses clients ?

Déployabilité et modularité sont des notions clés de notre proposition de valeur. Nous proposons une offre purement logiciel permettant de voler automatiquement avec des drones sur étagère et l’app mobile Sterblue. Nos concurrents conçoivent eux même leurs drones avec un grand nombre de capteurs spécifique. Cela nous permet de déployer un client partout dans le monde en quelques minutes, l’accès au traitement de donnés est également ensuite grandement facilité. Le dernier client déployé en date était au … Japon depuis … la France!

Le deuxième aspect est une grande modularité de notre solution. Nos client , bien que manageant des infrastructures similaires ont des processus de travail extrêmement variable ce qui peut rendre extrêmement complexe la prise en compte de ces multiple exigences. Nous avons pris soin au sein de notre produit de bâtir de multiples « blocks » métier facilement configurable afin de répondre à ce besoin.

Et bien sur l’intelligence artificielle transpire tout au long des différentes étapes de notre plateforme afin de gagner entre 25 et 30% de temps au minimum sur l’ensemble du processus d’inspection et de gestion des actifs (détection de défauts & équipements, position précise des défauts, tri des images, etc. ).

Est-ce que vous avez identifié des concurrents ? Si oui, quels avantages concurrentiels vous en distinguent ?

Nous avons des concurrents qui aujourd’hui se sont majoritairement focalisés sur le hardware et le software. Nous avons aujourd’hui une approche exclusivement software qui nous permet d’avoir une déployabilité et une modularité très forte. Cela nous permet également d’être très bien connectés au sein d’un écosystème d’autres solutions clés dans l’asset management (ESRI, SAP, etc.)

Qu’est-ce qui empêche Sterblue, actuellement, d’occuper complètement son marché?

Excepté quelques energéticiens avancés, le marché commence  progressivement à voir les bénéfices de solutions logiciels intégrées permettant de mieux gérer leurs actifs. L’éducation des trois dernières années que nous avons mené avec les business cases bâtis avec quelques grands clients commencent à porter ses fruits.  Nous voyons une net progression des initiatives en ce sens dans le monde. Sterblue travaille aujourd’hui dans 16 pays et 4 continents. 

FAQ

Quelle est l’innovation Sterblue ?

Sterblue développe une plateforme centrale d’inspection d’infrastructure. Ils utilisent des drones et pour obtenir les données et rendent ensuite ces dernières exploitables pour les parties prenantes.

Combien d’argent a levé Sterblue ?

Sterblue a levé 2.1 millions de dollars.

Tryon est une startup française proposant un système de méthanisation à petite échelle, pour une valorisation des déchets organiques plus locale.

Jimmy Colomies, l’un des fondateurs, a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions. Un très grand merci à lui \o/

solution Tryon

Quels sont les enjeux environnementaux auxquels Tryon répond ?

Les biodéchets (restes alimentaires) représentent l’équivalent de 1/3 de notre production de déchets ménagers et professionnels soit environ 20 Mt/an. Ces déchets sont composés à 80% d’eau et de matière organique provenant des productions agricoles. Ils sont pourtant encore massivement collectés avec le reste des ordures ménagères pour être transportés vers des sites de destruction par enfouissement ou incinération, ce qui dans leur cas, ne fait aucun sens économique environnemental ou social.

Deux règlementations existent pourtant pour y remédier :

  • Le Grenelle 2 de l’Environnement impose depuis 2016 un tri sélectif en vue d’une valorisation pour tous les acteurs professionnels produisant au-delà de 10t/an.
  • La Loi Transition Énergétique généralise la mise en place de cette obligation d’ici le 1er janvier 2024 à tous les acteurs, jusqu’aux particuliers, sous la responsabilité des pouvoirs publics.

Les solutions de valorisation actuelles sont plutôt des solutions à « grande échelle », qui sont adaptées au gros producteurs (agriculteurs, industriels agro-alimentaire…) dont les déchets sont localisés et massifiés, mais moins aux petits producteurs nouvellement concernés qui sont répartis sur l’ensemble du territoire. En effet, cela nécessite de passer par une collecte longue distance, couteuse et impactante.

Que propose Tryon ?

Notre solution est une unité standard et modulaire de méthanisation à petite échelle des biodéchets afin de les valoriser localement pour réduire la logistique de collecte associée. La solution peut ainsi réduire les coûts de collecte de près de 50% pour un coût de traitement similaire.

Solution tryon

Quelle valeur ajoutée apportez vous à vos clients ?

En plus de la valeur ajoutée principale économique, les avantages de notre solution pour les cibles que sont les opérateurs de déchets privés comme publics (syndicats de déchets, communes, agglomérations…)  sont :

  • Simplicité et rapidité : avec des unités préfabriquées ne nécessitant que peu de travaux (simple dalle) et mises en place en 1 ans au lieu de 4 à 8 ans pour des unités « grande échelle » classiques.
  • Personnalisable et évolutif : le caractère standard et modulaire permet de sélectionner les fonctionnalités désirées et de faire évoluer la capacité de traitement dans le temps en fonction des besoins du territoire face à la mise en place du tri sélectif, de 1000 à 8000 t/an.
  • Acceptabilité accrue : avec une conception permettant de réduire voire supprimer toutes les nuisances potentielles (visuel, trafic, odeurs, risques…)
  • Clé en main : avec une offre complète depuis le développement projet, son financement, puis son exploitation et maintenance.

Est-ce que vous avez identifié des concurrents ? Si oui, quels avantages concurrentiels vous en distinguent ?

Deux principaux concurrents existent aujourd’hui, les anglais SEAB et les français Bee&Co qui proposent des solutions à plus petite échelle. L’avantage concurrentiel de notre solution est double :

  • Une échelle permettant de fournir toutes les fonctionnalités indispensables avec un modèle économique plus intéressant et répondant aux besoins de l’ensemble des acteurs d’un territoire
  • Une solution entièrement clé en main

Qu’est-ce qui vous empêche, actuellement, d’occuper complètement votre marché ?

Nous avons aujourd’hui avant tout besoin de visibilité, notamment auprès des collectivités qui ne connaissent pas forcément cette nouvelle échelle. Nous sommes pour cela en train de déployer une première référence dans les Yvelines qui va notamment gérer les biodéchets des 116 collèges du département afin de démontrer l’intérêt du schéma circulaire et du modèle économique, les aspects techniques ayant déjà été validés sur différents prototypes.


Voici quelques articles à leur propos :