L’agriculture égyptienne a connu, en 40 ans, une augmentation considérable de sa production agricole. Surtout, contrairement à d’autres pays, elles a conservé une grande diversité de cultures.
Nous verrons:
- Les principales statistiques
- L’évolution de la production de céréales
- L’évolution de la production de viande
- L’évolution de la production de fruits
- L’évolution de la production de produits animaliers (oeufs et lait essentiellement)
- L’évolution de la production de fibres textiles
- L’évolution des cultures sucrières
- L’évolution de la production de légumes
- L’évolution de la production d’oléagineux
- L’évolution de la production de légumineuses
- L’évolution de la production de légumineuses
Les statistiques viennent de la FAO et sont disponibles sur FAOstats. J’ai également fait des synthèses de France ; États-Unis ; Brésil ; Chine ; Chili ; Ukraine ; Egypte ; Suisse ; Russie.
Les principales statistiques de la production agricole
La disparition des fibres
Les fibres (= coton), qui représentaient le quart de la production agricole, ont quasiment disparu, principalement au profit des fruits, des légumes, des oléagineux et du sucre.


Le développement atypique de la production de poulet
La production de poulet a brutalement augmenté, captant en quelques années plus de 50% de la production de viande. Néanmoins, la production céréalière a gardé la même proportion de maïs qu’avant.
Présentation par type de culture
L’évolution de la production de céréales
La production de céréales a largement augmenté, essentiellement portée par une hausse de la productivité à la fin des années 80, ainsi que, dans une moindre mesure, par l’augmentation des surfaces cultivées.
De manière assez étonnante, le trio de tête, riz, blé et maïs, a relativement peu changé, seul le blé voyant sa part significativement augmenter.
Le sorgho se maintient, l’orge aussi, après un pic de production à 368Mt en 1995, et un nouveau venu, le seigle, se positionne au niveau de l’orge en 2008.









L’évolution de la production de viande
Comme dans beaucoup de pays en développement, la production de viande a connu une hausse considérable sur la période, essentiellement portée par la production de poulet à partir de 2010. La production bovine a également augmenté, mais dans des proportions bien moindres.
La viande de buffle, par contre, a été divisée par 2 en 2019, revenant à son niveau de 1994.
Parmi les élevages secondaires, ceux de canards, de dinde et de léporidés sont assez prospères et tendent à croitre.









D’autres élevages ont vu leur production stagner ou largement décliner.




L’évolution de la production de fruits
La production de fruits a vu sa production drastiquement augmenter, portée essentiellement par une hausse de rendements.
De manière atypique, celle-ci a touché l’ensemble de l’industrie, qui a fii cette transition plus diverse qu’elle ne l’avait commencée.



Beaucoup de cultures ont suivi la courbe générale: bananes, dattes, mangues/mangoustan/goyaves, raisins, tangerines/clémentines/mandarines, poires, oranges et abricots.








Plusieurs cultures notables en 2020 n’existaient quasiment pas en 1961: fraises, pêches et nectarines, prunes et prunelles, pommes, figues et pamplemousses-pomelos.







Deux cultures principales en 1961, la pastèque et le cantaloup/melons, ont connu un sort différent, ayant une croissance très irrégulière et tendant à stagner ou très légèrement augmenter.


L’évolution de la production de produits animaliers (oeufs et lait essentiellement)
La production de produits animaliers a fortement augmenté, portée par l’évoluton de la production de lait de vache et d’oeufs.
Le lait de bufflesse avait aussi beaucoup augmenté, mais est revenu à son niveau de 1990 en 2019.





L’évolution des cultures sucrières
La production de sucre a, elle aussi, beaucoup augmenté, étant multipliée par 6 sur la période.
Se résumant initialement à la canne à sucre, la betterave est en forte croissance depuis les années 90. La canne à sucre, elle, a aussi beaucoup augmenté, mais moins (~ x 3)





L’évolution de la production de fibres textiles
C’est la seule catégorie de culture qui a régressé: la fibre textile. La chute a été radicale, subie par la culture qui représentait la quasi-totalité de la production: le coton.
Les deux autres cultures, jute et lin, sont à peu près au niveau de 1961, mais ont connu un pic dans les années 1970.






L’évolution de la production de légumes



La production de légumes a rapidement changé, la production de tomates représentant la moitié des surfaces dès les années 90. Son évolution suit très fidèlement celle des tomates.


De nombreuses cultures ont augmenté et on retrouve chez beaucoup le pic entre 2000 et 2010.








L’évolution de la production d’oléagineux
La culture d’oléagineux était quasiment inexistante en 1961. Leur production a néanmoins été multipliée par 26, essentiellement portée par les olives, les arachides et le sésame.
Le tournesol a, paradoxalement, une croissance très molle.








L’évolution de la production de légumineuses
Les légumineuses ne sont pas une culture de prédilection en Egypte. Les surfaces ont beaucoup diminué, mais la production a au final été à peu près multipliée par deux sur la période.
Elle a un profil de production très original, dominé par les fèves et féverolles et conservant une très grande variété, avec des pois frais, des haricots secs, un peu de soja et bien d’autres cultures.







Il y a eu une tentative de développer le soja à la fin des années 70 qui a visiblement été un échec. Idem avec les pois secs. Les lentilles, déjà cultivées dans les années 60, ont chuté en même temps qu’elles.




L’évolution de la production de tubercules au Brésil
La production de turbercules a été multipliée par 10 sur la période, essentiellement portée par les pommes de terres.
Les cultures de patates douces et de taro ont aussi progressé, mais moins vite.






La production de condiments et assimilés
Comme dans beaucoup de pays, les principaux condiments sont l’ail et les piments.
La production d’épices (Condiments_Anis, badiane, coriandre, cumin, carvi, fenouil et baies de genièvre, crus) est aussi en croissance.






