Le rhodium, élément de numéro atomique 45 et symbole Rh, est un métal du groupe des platines. Comme les autres membres de ce groupe, il est hautement résistant à la corrosion a d’excellentes capacités catalytiques et est très couteux.
L’élément rhodium
Le rhodium, avec le symbole chimique Rh et le numéro atomique 45, fait partie du groupe des métaux du platine. Sa masse atomique est de 102,91 g.mol-1. Ce métal rare se distingue par sa grande résistance à la corrosion et sa grande reflexivité (il réfléchit très bien la lumière). Il fait partie des métaux du groupe des platines, qui contiennent aussi le ruthénium, palladium, osmium, iridium et le platine.
Il a été découvert en 1803 par le chimiste anglais William Hyde Wollaston, peu après qu’il aie découvert le palladium. Le nom de l’élément vient de « rhodon », le grec pour la couleur rose, celle de sa première apparition, sous forme de chlorure de sodium et de rhodium (Na3RhCl6).
Production et utilisation de rhodium aujourd’hui
La production mondiale de rhodium est d’environ 30 tonnes par an. Le premier producteur est l’Afrique du Sud (~80%), puis la Russie (~12%). Comme les autres métaux du groupe de platine, il est produit comme coproduit de la production de cuivre et de nickel dans certaines régions. Il y en a des réserve en Amérique du Nord, mais elles ne sont pas exploitées à ma connaissance.
Il est essentiellement utilisé (80%) comme catalyseur pour les pots catalytiques. On le retrouve aussi dans les réacteurs nucléaires, pour mesurer le niveau de flux de neutrons. Il est également utilisé :
- En bijouterie, notamment comme couche de protection contre les éraflures et la perte d’éclat.
- Comme catalyste pour la production d’acides nitriques et acétiques.
Enfin, on le retrouve, comme les autres métaux du groupe des platines, dans des aliages conçus pour résister à la corrosion.
En novembre 2023, le prix du rhodium est d’environ 14 500 $ par once. Il a explosé depuis 2010.

Le rhodium dans l’innovation écologique
Comme les autres métaux du groupe des platines, le rhodium pourrait être utilisé pour la conception d’électrodes pour électrolyseurs et piles à combustible à (relativement) basses températures (PEMFC principalement).
Le point de fusion du rhodium est 1963°C.
