La révolution industrielle a aussi été une révolution en termes de pollution : l’avènement de la consommation de masse a amené les déchets et produits toxiques de masse.
Or, les écosystèmes sont des ressources à préserver et l’accumulation de déchets est même toxique pour l’homme. On pense notamment à la pollution plastique, qui s’infiltre dans la chaîne alimentaire ou encore au CO2, qui participe au dérèglement climatique.
Les startups dans le domaine vont avoir pour objet de capter le CO2, d’améliorer la qualité de l’air, de faciliter le recyclage et la collecte des déchets, etc.
Notez que je ne parlerai pas ici des déchets organiques, dont le traitement relève davantage de l’impératif de les valoriser en raison du manque de ressource que de la pollution qu’ils causent, le méthane qu’ils libèrent en se décomposant (même si c’est effectivement un problème).
Ces entreprises se situent dans la catégorie « économie responsable » de notre mapping de startups greentechs.
Contrôler la qualité de l’air
Pour améliorer la qualité de l’air, il faut avant tout la mesurer.
Vous avez de nombreux projets qui permettent de contrôler la qualité de l’air grâce à des senseurs et des logiciels, comme uRADMonitor, et Plume Labs et Green Cityzen plutôt pour l’extérieur ; Atmotrack, Ethera pour l’intérieur et Nanosense, Rubix S&I pour l’un ou l’autre.
eLichens propose de senseurs de CO2 et de CH4. Il permet non seulement d’évaluer la qualité de l’air, mais aussi la présence de fuites de gaz.
Numtech modélise la dispersion des polluants rejetés dans l’air afin d’estimer leurs effets sur la santé des populations, la faune et la flore.
Certaines startups sont dans une logique de purification de l’air :
Carbon Engineering propose de capter le carbone dans l’air ambiant grâce à de grandes turbines.
Teqoya propose des purificateurs d’air sans ozone.
Neoplants, Plantez Respirez et MVAW proposent d’utiliser des plantes pour assainir l’air.
Enfin, on trouve plusieurs cabinets spécialisés combinant senseurs et conseil, comme Pando2 ou CozyAir.
Principal apport :
Principal obstacle : Prix, bien public ?
Technologies support : Senseurs
Les polluants lourds
Il y a deux types de pollution qu’on peut qualifier de vraiment lourde, c’est-à-dire, des substances qui ont une toxicité élevée et qui sont difficiles à traiter.
Il s’agit d’abord de la pollution plastique, qui est un des challenges cruciaux du XXIe siècle.
Certaines startups aident à le dégrader ou le recycler :
BioCellection développe un procédé permettant de dégrader le plastique en composants chimiques utilisables.
Carbios utilise des enzymes pour améliorer le recyclage des plastiques et aurait même inventé une méthode pour recycler très efficacement le PET.
Redetec recycle les chutes d’impression 3D en filament neuf.
Plast’if transforme les plastiques à usage unique en nouveaux objets utiles et durables imprimés en 3D.
Les batteries sont aussi une source de pollution préoccupante :
Recupyl améliore le système de recyclage des batteries et Tracegrow peut même en transformer une partie en fertilisant organique.
Principal apport : résolution d’une des plus grandes sources de pollutions modernes
Principal obstacle : logistique (récupération des déchets et tri)
Technologies support : Chimie, bactériologie
Le tri et recyclage
Enfin la gestion des déchets, c’est évidemment le tri et le recyclage.
La robotique permet des avancées considérables en la matière.
Zen Robotics produits des robots permettant de trier automatiquement les déchets.
Le digital permet également de rapprocher les parties prenantes. Ainsi, Urbyn fait la passerelle entre entreprises et centres de recyclages.
Uzer propose une application pour les collectivités et les usagers pour faciliter le tri sélectif.
Lemon Tri propose des solutions clé en main pour recycler plus efficacement dans toutes les zones « hors foyer » (bureaux, centres sportifs, gares, supermarchés …).
Les Joyeux Recycleurs proposent une solution de recyclage all in one pour entreprises
Canibal « machine capable de reconnaître, trier et compacter ce type de déchets, y compris les gobelets qui sont à l’origine de la moitié du problème.
Aliapur récupère et recycle les pneus.
Incitat Environnement crée des poubelles intelligentes pour monitorer le dépôt de déchets.
RecyOuesT recycle les filets plastiques agricoles.
Ecodrop gère les déchets de chantiers en les collectant, louant des bennes ou vendant des sacs spéciaux.
La machine de Green Creative sépare les aliments périmés de leur emballage pour pouvoir les valoriser. Axibio propose également d’améliorer le tri des déchets organiques.
Hesus propose aux professionnels du BTP de gérer les flux de terres et de matériaux et d’accompagner services de management du chantier
Principal apport : gestion des déchets « par le haut »
Principal obstacle : logistique, coopération de la population
Technologies support : Robotique, senseurs, reconnaissance visuelle
