Hysilabs

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Hysilabs est une start-up développant un procédé permettant de transporter l’hydrogène sous forme liquide, ce qui résoudrait l’un des principaux problèmes de l’hydrogène: son transport et stockage.


L’une des plus grandes difficultés de l’hydrogène est son stockage. Dans des conditions “normales”, 1kg d’hydrogène occupe 11 000 litres … De plus, le dihydrogène est la plus petite molécule ET elle est très corrosive pour l’acier. Bref, un casse-tête infernal.

Actuellement, pour le transporter, on utilise surtout la compression (350-700 bars pour la mobilité hydrogène) ce qui consomme beaucoup d’énergie (>10% du potentiel énergétique de l’hydrogène transporté), demande des réservoirs spécifiques très lourds et emporte des risques. Plus rarement, on utilise, la liquéfaction, qui est plus dense, mais doit être maintenue en dessous de -253°C et consomme énormément d’énergie (>20%). Ces difficultés rendent impératives le développement d’alternatives.

Fondée par Pierre-Emmanuel Casanova et Vincent Lôme en 2015 à Aix-en-Provence, HySiLabs propose de stocker l’hydrogène dans une solution de silicium (nommée “HydroSil) sous forme d’hydrures. Contrairement à McPhy et aux concepteurs du Powerpaste, HySiLabs a choisi les hydrures de silicium et non les hydrures de magnésium.

Ce procédé serait

  • Non carboné
  • Inoffensif pour l’environnement (ce qui le distingue notamment de l’ammoniac NH3)
  • stable, pouvant contenir l’hydrogène plusieurs jours ou mois et être beaucoup réutilisé.

Leurs concurrents seraient Hydrogenious et Chiyoda, mais le vecteur proposé par ces derniers serait carboné et toxique (Source: Les Echos, à vérifier).

HydroSil pourrait transporter 8.7% de sa masse en hydrogène. Un camion pourrait ainsi transporter 7 fois plus d’H2 qu’un camion d’hydrogène sous haute pression à 200 bars.

L’entreprise a levé 2 millions d’euros et été lauréate du prix EDF Pulse catégorie Smart City en 2018. Elle aurait également reçu 4 millions d’euros de la Commissions européenne. Anticipant une levée plus importante, elle projetait en 2020 l’installation d’une usine à Fos. Cette levée semble encore en cours, prévue pour 2022. Ils prévoient d’enregistrer Hydrosyl au REACH en 2023 et de l’utiliser pour la première fois (pour alimenter un bâteau à hydrogène) en 2024. (Source)

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre article sur le stockage d’hydrogène.