L’électro-swing adsorption (ESA) est une technologie de capture directe de l’air (DAC) qui utilise une approche unique pour retirer le dioxyde de carbone (CO2) de l’air ambiant.
Dans la lutte contre le changement climatique, l’objectif n’est pas seulement d’éviter de nouvelles émissions de CO2, mais aussi de retirer activement celui déjà présent dans notre atmosphère. C’est là qu’intervient la captation directe du carbone dans l’air (DAC), une technologie prometteuse mais coûteuse. L’Electro-swing adsorption (ESA) se présente comme une solution prometteuse dans ce domaine. L’ESA, en utilisant des changements de tension électrique pour capturer et libérer le CO2, pourrait minimiser la consommation d’énergie et réduire les coûts associés à la DAC
Le fonctionnement de l’Electro-swing adsorption (ESA)
L’Electro-swing adsorption (ESA) est une nouvelle technologie de Direct Air Removal reposant sur une réaction électrochimique: une électrode solide adsorbe le CO2 (= la molécule vient se poser dessus, les deux ne se « mélangent » pas) lorsqu’elle est chargée négativement, puis le libère lorsqu’elle est chargée positivement. C’est une méthode beaucoup plus économe en énergie que la méthode traditionnelle, reposant sur l’utilisation de solvants, dont il faut ensuite extraire le CO2 avec de fortes chaleurs.
Le processus de séparation ESA développé d’abord au Massachusetts Institute of Technology (MIT) et maintenant chez Verdox a été testé à l’échelle du laboratoire (TRL 4) pour des concentrations de CO 2 allant de 10 % (par exemple, les gaz d’échappement des centrales électriques) à 0,6 % (par exemple, l’air ambiant intérieur) avec une efficacité d’environ 90 %.
Cette technologie ESA n’est pas encore adaptée à l’élimination du CO 2 de l’air atmosphérique, car elle n’est pas techniquement capable de séparer le CO 2 à une concentration aussi faible. En même temps, l’entreprise n’exclut pas cette application, qui nécessiterait une capacité et une cinétique améliorées en raison de la plus faible concentration initiale de CO 2 dans l’air atmosphérique. Parmi les autres entreprises qui se concentrent sur les méthodes de séparation électrochimique pour le DAC, on peut citer Mission Zero Technologies (une spin-out de Deep Science Venture) et Holy Grail (qui a récemment obtenu un financement de démarrage de 2,7 millions$ pour développer sa technologie).
