Startups pour des comportements responsables

Dans le reste de la Greentech, nous avons surtout parlé de nouvelles technologies pour changer notre environnement : produire plus d’électricité, plus de nourriture, plus de matériaux, le tout avec moins de ressources et moins de déchets. Pourtant, ces innovations ne signifient rien si on ne peut pas changer les comportements.

Les multiples crises environnementales ne résultent en effet pas tant de la finitude des ressources ou de nos incapacités techniques que de nos pratiques : nos manières d’investir, de consommer, de diriger … bref, de vivre.

Ces entreprises se situent dans la catégorie « économie responsable » de notre mapping de startups greentechs.

Comportements responsables d’investisseurs

Les individus ont une puissance d’action dont ils ne se rendent pas compte : leur épargne. Pour les inciter à l’utiliser pour financer des projets responsables, plusieurs plateformes de crowdfunding sont apparues. Ainsi de MiiMOSA et de Lita.co, les plus connues et permettent d’investir dans des projets à impact. De même pour Climate Seed , qui semble plus être dans logique de don. Lumo pour sa part se concentre sur la production d’énergie bas carbone.

Il y a aussi des projets plus spécifiques, comme Wedogood : vous cotisez pour payer quelque chose, pour obtenez des royalties sur ce qu’elle aide à produire. Par exemple, pour diminuer l’utilisation de pesticides, vous pouvez acheter un robot qui permet de s’en passer sur 1.5 hectares et obtenez des royalties sur les revenus de l’exploitation. Dans la même idée, EcoTree vous permet d’acheter un arbre et de gagner sa valeur une fois qu’il est abattu.

On peut observer que ces initiatives ciblent le grand public et les business angels. Quid des fonds de pension et des Venture Capitalists ? Est-ce qu’il n’y a pas une opportunité à prendre ?

Comportements responsables de consommateurs

Comment changer son comportement si on ne sait pas vers quoi ? C’est le problème que font face tous les consommateurs : on ne sait pas ce qu’on achète. Quelles sont les conditions de production ? Les matériaux utilisés ? Etc. Pour répondre à ces questions, on trouve de plus en plus d’applications qui donnent les caractéristiques et, souvent, un score traduisant la dimension « éco responsable » et/ou « socialement responsable » de vos achats. Ainsi de BuyOrNot, Clear Fashion, EthicAdvisor, MyLabel et ScanUp.

D’autres vont caractériser les entreprises globalement, comme Care eat, qui labellise les restaurants qui agissent contre le gaspillage, et Moral Score, qui donne un score aux entreprises en fonction de critères que vous choisissez.

Ces solutions supposent de savoir d’où viennent les produits, d’où l’importance de leur traçabilité. On va par exemple trouver Connecting Food qui trace la nourriture à l’aide de la blockchain.

La consommation, c’est aussi un circuit de distribution. Nous avons parlé des circuits courts dans cet article. Il y a notamment les plateformes d’intermédiation qui peuvent s’adresser aux professionnels, comme Procsea (FR) ou Promus (FR) ou bien aux consommateurs finaux, comme Okadran (FR), Alancienne (FR), LaRucheQuiDitOui (FR), Kelbongoo (FR) ou Pois’caille.

Certains application, comme Fresh Me Up (FR), Full Harvest, Phenix (FR) et TooGoodToGo (FR), permettent non seulement de diminuer le gaspillage, mais en plus d’acheter directement les aliments invendus.

Changer les habitudes

Enfin, une multitude de petits gestes, de petites habitudes permettraient de largement réduire l’impact environnemental de chaque individu. Pour en prendre conscience et les encourager, on trouve plusieurs applications, comme Energic ou Ducky.

On trouve aussi des mécaniques plus complexes, comme Yo-Yo, qui encourage le tri avec un système de coachs pour (bien) trier, de logistique et de gamification, récompensant la contribution au système avec des points pouvant être dépensés dans une boutique.

On peut parler ici des startups qui aident à diminuer la consommation de produits animaliers, ce qui peut être un enjeu environnemental. Par exemple, Phuturemeat et Impossible Food proposent des burger végétaux qui ont une texture et un gout très proches de burgers de viande.

D’autres remplacent les produits animaliers par des végétaux, par exemple pour faire de la crème glacée, comme Alpro.

Certaines startups contribuent aussi à sensibiliser les entreprises, comme EcoVadis, qui permet d’évaluer les achats en fonction de 21 indicateurs (des « émissions de CO2 » au « travail des enfants »), qui facilite la communication autour de l’impact environnemental grâce à la data visualisation.

Carbo est à cheval sur les trois catégories, puisqu’il permet d’évaluer l’impact de sa consommation, de contribuer financièrement à un projet durable et facilite le changement des habitudes.