L’extraction de ressources pèse lourdement sur l’environnement. L’exemple type est celui de la mine : vous anéantissez totalement toute végétation sur plusieurs hectares, puis vous allez utiliser de machines lourdes pour extraire des quantités considérables de terre et de roches, et enfin, vous en extrayez le minerai à l’aide de produits chimiques très toxiques. Comme les anciennes mines, de nombreuses zones sont mortes, souvent à cause de la pollution industrielle.
Pourtant, la biosphère est elle-même une ressource, apportant de nombreux bienfaits à la société humaine. La seule pollinisation est une fonction indispensable à l’agriculture, rien que ça ! C’est encore sans parler du travail des vers de terre ou des auxiliaires d’agriculture (oiseaux, coccinelles …). Nous faisons partie de la biosphère, nous ne pouvons pas nous en passer.
Les startups de cette sous-catégorie permettent une extraction responsable des ressources et participent à restaurer ou protéger la biodiversité.
Ces entreprises se situent dans la catégorie “ressources” de notre mapping de startups greentechs.
Extraction de minéraux responsable
Les startups ont trouvé 3 manières de rendre plus responsable l’extraction de minéraux.
Des startups proposent de rendre plus responsable la mine, notamment avec de nouveaux procédés d’extractions et des méthodes de recherche de gisement qui permettent de creuser moins pour trouver plus.
Universal Bio Mining conçoit de nouveaux procédés d’extractions d’or et de cuivre plus durables.
Kobolds Metals rend la recherche et l’évaluation des gisements plus efficace (évitant de creuser de gros trous pour pas grand-chose).
Adionics propose d’extraire des minéraux de la mer.
Principal apport : extraction compatible avec un développement durable
Principal obstacle : Prix, technologie
Technologies support : Chimie
Développement des forêts
Les forêts permettent de créer de la biodiversité, de restaurer des zones mortes et même d’être une ressource renouvelable. Les développer est donc un enjeu greentech à plusieurs niveaux.
Dendra system et Landlife permettent de réhabiliter les mines en implantant une forêt dessus.
Terviva développe la culture du Pongamia, un arbre qui a besoin de peu d’eau et prospère sur les terres dégradées.
Reforest’Action et Ecotree permettent d’investir pour planter des arbres, le premier à titre bénévole et le second avec un rendement de 2 %.
Arbiom transforme les arbres en composants utilisables comme biofuels et nourriture pour animaux.
Les forêts vont être de plus en plus exposées à la sécheresse et donc au risque d’incendie. Drone Hopper propose des drones adaptés à la lutte anti-incendie. Notez que cette technologie pourrait également être utilisée en agriculture.
Principal apport : Préservation / expansion de la biodiversité.
Principal obstacle : Bien commun, difficile à monétiser.
Technologies support : Foresterie, senseurs, connaissance de la biodiversité
Protection des écosystèmes marins
Au milieu de l’état de guerre économique permanente que se livrent les humains, la vie sauvage a tendance à être méprisée et écrasée. Les mers en sont un bon exemple : la pollution est telle qu’on estime qu’il y aura, dans les océans, plus de plastique que de poissons d’ici quelques années. De manière générale, les milieux aquatiques sont menacés par la pollution. Voici les startups qui répondent à ce problème.
Quiet Oceans conçoit des outils pour mesurer la pollution sonore dans les océans.
Fluidion développe des systèmes autonomes d’échantillonnage et de mesure de la qualité de l’eau pouvant être utilisés pour surveiller la qualité de l’eau en milieu urbain, naturel ou même industriel.
Blue Whale Company propose également des appareils pour monitorer l’eau à distance.
Biomae étudie la pollution à l’aide de petits crustacés, les gammares, qu’ils exposent aux zones à étudier, puis étudient les polluants qu’ils ont accumulés. Ce sont au fond des senseurs biologiques.
Aptomar permet de surveiller les opérations en océan, notamment les fuites d’hydrocarbures.
Open Océan est un logiciel d’analyse météo-océanique.
Waves’n see surveille les zones côtières, renseignant sur l’érosion, l’évolution des contours de la côte ou encore les caractéristiques des vagues.
Microbia Environnement propose un système pour repérer les micro-algues toxiques responsables de la production de toxines nocives pour l’homme.
Certaines entreprises encouragent la création de projets pour la protection des océans. C’est le cas de Parley, qui monte des projets pour rendre rentable la protection de la vie océanique et Ekosea, une plateforme de crowdfunding pour des initiatives de lutte contre la pollution des eaux.
IADYS conçoit le Jellyfishbot : un petit robot capable de collecter les déchets et les hydrocarbures à la surface de l’eau.
Principal apport : Préservation / expansion de la biodiversité.
Principal obstacle : Bien commun, difficile à monétiser.
Technologies support : Senseurs, connaissance de la biodiversité, robotique
Protection des écosystèmes terrestres
Les écosystèmes terrestres peuvent aussi être menacés par l’activité humaine.
Terroiko assiste la gestion de la faune avec une plateforme de modélisation écologique pour la gestion de la biodiversité qui simule les dynamiques démographiques et des déplacements des espèces.
Qista a créé une borne antimoustique les piégeant précisément (en mimant un être humain) et tuant sans avoir à recourir à des insecticides, comme le DDT.
Principal apport : Préservation / expansion de la biodiversité.
Principal obstacle : Bien commun, difficile à monétiser.
Technologies support : Senseurs, connaissance de la biodiversité
