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La révolution industrielle a aussi été une révolution en terme de pollution : la combustion du charbon libère du CO2 et des particules en grandes quantités dans l’air ; l’industrie chimique libère des produits toxiques dans les cours d’eau et les nappes phréatiques et consommation de masse implique déchets de masse. En outre, l’eau douce, surtout potable, manque dans de nombreuses régions.

Les startups que nous allons voir visent principalement à gérer cette pollution et la question de l’accès à l’eau.

Ce domaine est très proche de celui sur le design circulaire (notamment avec la question du recyclage et du troc) et de celui sur l’efficacité industrielle et l’usine intelligente, qui permettent de contrôler la consommation et, donc, de réduire les déchets. Ici, il s’agira surtout de les gérer une fois qu’ils ont été produits.

Déchets dans l’air

La gestion de l’air est avant tout une gestion de sa pollution. Ainsi, dans ce domaine, c’est surtout la captation est le stockage du CO2 qui est au centre des préoccupations. Certains proposent de capter le carbone dans l’air ambiant grâce à de grandes turbines, comme Carbon Engineering, et d’autres dès leur émission par l’industrie, comme GT Solution et CO2crete.

On trouve également des solutions pour lutter contre la pollution à l’intérieur des bâtiments. Ainsi, Plantez Respirez commercialise des espaces vert pour entreprises et Atmotrack (FR) et uRADMonitor proposent un SaaS et des senseurs pour contrôler la qualité de l’air.

Gestion de l’eau

La gestion de l’eau a deux problèmatiques principales, qui ne sont pas réellement indépendantes : la question de sa pureté et la question de son accès.

Plusieurs startups améliorent la gestion des eaux usées et de la pollution. Ainsi :

  • AzureTrends propose des solutions de nettoyages des eaux des marinas et des ports
  • Fluidion (FR) propose des solutions d’analyse et de contrôle des eaux, qu’il s’agisse de circuits de distribution, de milieux naturels ou autour de sites industriels.
  • Ennesys propose des solutions pour traiter les eaux usées grâce à des algues en intégrant le dispositif localement, de sorte à ne pas utiliser d’espace au sol.
  • TMW-Technologie développe des solutions de traitement de l’eau basées sur l’évaporation.
  • Biostart (FR) propose un polymère d’origine végétale et recyclable contribuant à purifier l’eau.

D’autres se focalisent autour de l’accès à l’eau potable. Ainsi, Uvoji (FR) propose un petit dispositif qui purifie l’eau grâce à des traitements UV. WaterGen permet d’extraire de l’eau potable de l’air. CityTaps a conçu un système facilitant le déploiement de réseaux d’eau potable.

Dans la même idée, certains startups permettent d’économiser l’eau. Comme Hero-Labs, qui repère les fuites d’eau grâce à un senseur domestique et Telaqua (FR) qui fait globalement la même chose pour l’irrigation agricole. Field Factors propose un système de récupération et de réemploi des eaux de pluie, notamment pour irriguer les terrains de sport et les parcs.

Les déchets matériels

Les deux grands enjeux de la gestion des déchets matériels est celle des déchets très polluants, comme les batteries, et des déchets organiques.

J’aurais pu parler ici de startups qui valorisent les déchets comme Fabbrick, qui transforme les déchets textiles en un matériau de construction ou Redetec qui permet de réutiliser les chutes d’impression 3D, mais je pense que cela s’inscrit plus dans le domaine “Design low-tech et circulaire”.

Les déchets chimiques très polluants

Certains déchets sont particulièrement difficiles à traiter : particulièrement toxiques, composé de matériaux complexes, ils sont l’un des grands challenges de la gestion des déchets. Ainsi des batteries et du plastique.

S’agissant des batteries, Recupyl améliore le système de recyclage des batteries et Tracegrow peut même en transformer une partie en fertilisant organique.

Pour lutter contre la pollution plastique, BioCellection développe un procédé permettant de dégrader le plastique en composants chimiques utilisables. Carbios utilise des enzymes pour améliorer le recyclage des plastiques et aurait même inventé une méthode pour recycler très efficacement le PET.

Les déchets organiques

La problématique des déchets organique est double. D’une part leur décomposition libère du méthane, un puissant gaz à effet de serre, et d’autre part c’est une ressource qui est gâchée et aurait pu souvent ne pas être jetée.

Vous avez ainsi plusieurs startups qui luttent contre le gaspillage alimentaire. Ainsi, Fresh Me Up (FR) et Full Harvest proposent des plateformes où les fournisseurs de nourriture peuvent proposer des produits déclassés, en surstocks, queues de lots et autres bons plans. Dans la même idée, Phenix (FR) et TooGoodToGo (FR) permettent d’acheter directement les aliments invendus.

Il y a plusieurs manières de valoriser les déchets organiques. D’abord, vous pouvez utiliser la “méthanisation” pour les transformer en méthane et en fertilisants, ce que proposent Impact BioEnergy, LoveYouWaste (FR) et Tryon (FR). D’autres encore , comme Entomics, Protifly, NextProtein et Ynsect se rapprochent de l’agritech en élevant des insectes grâce aux déchets alimentaires, produisant ainsi des fertilisants, aliments et de la nourriture pour bétail.

Tri et recyclage

Enfin la gestion des déchets, c’est évidemment le tri et le recyclage. La robotique permet des avancées considérables en la matière. Ainsi, Zen Robotics produits des robots permettant de trier automatiquement les déchets.

Le digital permet également de rapprocher les parties prenantes. Ainsi, Urbyn (FR) fait la passerelle entre entreprises et centres de recyclages.

Catégories : Synthèses

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