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M2i est une entreprise Française produisant des phéromones et formant à leur utilisation. Ces substances permettent de capturer et désorienter les nuisibles, tout en n’ayant aucun effet négatif répertorié sur le reste de la faune et de la flore. Actuellement, c’est probablement l’une des pistes les plus encourageantes pour ne plus utiliser de pesticides.

Des phéromones de qualité et pratiques

Les phéromones sont une solution écologique pour gérer les nuisibles. Elles

  • n’ont d’effet que sur les insectes visés, ils ne perturbent pas le reste du règne animal.
  • ne tuent pas les insectes, ce qui éliminerait le risque d’apparition de résistances
  • ne polluent ni la production, ni les sols.

Une solution miracle donc ? Pourtant, c’est en fait une réponse assez ancienne. La technologie n’était pas encore mature :

  • Efficacité : les phéromones sont des molécules extrêmement spécifiques, qui demandent une chimie de pointe. Il était fréquent qu’il y ait des défauts dans la production.
  • Durabilité : les phéromones se dissipaient rapidement dans l’air.
  • Applicabilité : le dispositif était fastidieux à implémenter. Ainsi pour un hectare de vignes, il fallait installer manuellement 500 à 600 diffuseurs.

M2i aurait répondu à ces différents obstacles. D’abord, en améliorant leurs procédés, ils seraient les meilleurs, avec une entreprise japonaise, au monde pour produire des phéromones. Ensuite en rendant l’application plus pratique et efficace. Ainsi, ils ont toute une série de méthodes d’application qui permettent de traiter de grandes surfaces pour de longues périodes.

Exemples d’application

Ils ont par exemple conçu des billes contenant une émulsion eau-cire naturelle-phéromone tirées comme du paintball :

“Par exemple, l’usage de pistolets de paintball. Développée par INRAE en partenariat avec M2i Life Sciences, cette méthode consiste à propulser sur le tronc des arbres, à une hauteur de six à neuf mètres, des billes biodégradables contenant un gel chargé de phéromones microencapsulées dans de la cire d’abeille. Bref, semer la confusion sexuelle dans les rangs des papillons. Trois cents billes de « phero-balls » par hectare ou 30 billes pour un arbre isolé sont nécessaires pour saturer l’air de phéromones durant quatre mois et ainsi réduire considérablement les chances pour le mâle de repérer la femelle.”

Agriculture compétitive et durable : les apports croissants du biocontrôle, INRAE

Ce produit, permettant de lutter contre la chenille processionnaire (qui dégrade les arbres et produit des filaments toxiques) a été l’objet d’une autorisation de mise sur le marché, processus couteux et laborieux, en 2017.

Ils ont également obtenu une AMM en 2018 pour un autre dispositif, “Box T Pro Press”, qui permet de lutter contre la Pyrale, dont la chenille se nourrit des buis.

Ils proposent pour l’instant une soixantaine de solutions pour la protection des végétaux. Ils développent notamment “en coopération avec l’INRAE et la filière apicole sur la mise au point d’un produit de lutte contre le frelon asiatique.”

M2i : une startup en vue

M2i aurait déposé 19 familles de brevet et emploierait 165 employés. Elle est l’objet de beaucoup d’articles de presse nationale. Ils auraient aussi accompagné le gouvernement dans plusieurs délégations à l’étranger.

L’entreprise a aussi beaucoup de succès auprès des investisseurs, ayant réussi à lever 12Mn€ en 2017 et 60Mn€ en 2019.

On a donc un produit sexy, une technologie de pointe et un succès médiatique et financier. Est-ce que ce sera la prochaine licorne française ?


Les informations qu’on aimerait avoir :

  • Plus de données chiffrées autour de l’application (combien de temps / produit par hectare pour quel prix) et des comparaisons avec les produits concurrents.
  • Plus de données autour des marchés ciblés : Agriculteurs ? Entretien des parcs ? Quid des particuliers ? Est-ce que vous prévoyez d’un jour vous attaquer aux moustiques et aux guèpes ?
  • Qu’est-ce qu’il manque pour que M2I devienne le premier producteur mondial de solutions contre les nuisibles ?

Réponse : C’est notre objectif. La prochaine étape pour y parvenir, c’est d’accélérer le processus reglementaire d’homologation de nos produits sur les marchés agricoles mondiaux. Ces autorisations de mise sur le marché résultent de processus administratifs de validations et sont longues et couteuses à obtenir.”

Johann Fournil, directeur des partenariats et de la communication de M2i
  • Est-ce que le processus de production est cher / polluant ?
  • Qu’en pensent les agriculteurs et autres agronomes ?

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Catégories : Green Agritech

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