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Aujourd’hui, les matériaux rois sont pour le moins anciens : les principaux plastiques ont été inventés il y a plusieurs dizaines d’années, l’acier date du XVIII-XIXe siècle, idem pour le ciment, etc. Nous avons besoin de matériaux plus efficients, plus écologiques à produire et, surtout, plus biodégradables.

C’est ce que nous allons étudier ici.

Des matériaux biosourcés

Actuellement, nous utilisons énormément de matériaux qui ne s’inscrivent pas dans une logique “durable”. Ils posent essentiellement deux problèmes :

  • ils sont peu recyclables : plastiques, métaux …
  • ils sont en quantité limité et leur extraction pose des problèmes environnementax (métaux, pétrole …)

On va trouver ici beaucoup de startups qui développent des matériaux visant à remplacer le plastique, surtout dans ses versions jetables. Ainsi de Lactips, Loliware, Koovee, Newcy, Tassioppée et Plantics. Vibers développe des papiers, plastiques et ciments à base d’herbe à éléphant.

Un autre grand courant est le remplacement du pétrole. Ainsi, Lygos transforme des sucres de faible valeur en produits chimiques ; Advonex produit des produits industriels (carburants, lubrifiants, cires, etc.), usuellement dérivés du pétrole, à base de végétaux ; Cambond produit un adhésif d’origine naturel pour remplacer ceux, très toxiques et dérivés du pétrole, actuellement utilisés pour faire du bois stratifié / aggloméré.

Enfin certaines startups utilisent les microbes, bactéries et champignons, pour améliorer la fertilité des sols. Ainsi de Mycophito, Holganix, concentricag et Indigoag. Dans la même idée, Marrone Bio compose des intrants à l’aide d’organismes vivant naturellement dans la nature. On parle d’ “intrants verts”.

On va aussi trouver dans cette catégorie BoltThread qui conçoit de nouveaux textiles à l’aide de produits et de processus naturels, comme le développement du mycélium ou le tissage de toile ; Woodoo qui produit un bois plus solide et imputrescible, qui peut remplacer dans certains cas le métal, le plastique et, idéalement, le béton ; Glowee développe des solutions pour exploiter la biolumescence de bactéries ; et bien d’autres.

Des matériaux plus efficients

Au delà de cet état de fait général, le fait de créer de meilleurs matériaux est un enjeu greentech important : par exemple, un métal aussi résistant mais plus léger que la tôle des voitures pourrait diminuer leur poids et donc leur consommation de carburant. Ils peuvent aussi être plus écologiques à produire.

Par exemple, SolarFoods a créé une protéine alimentaire sans gout et étant produite simplement avec de l’air et de l’électricité ; Arbiom a conçu une source de protéine à base de bois ; Beyond Meat produit de la viande artificielle en laboratoire.

[En construction ^^” ]

Des nouveaux matériaux au service de la transition écologique

Dans la même idée, de nouveaux matériaux peuvent être considérés comme greentech s’ils permettent spécifiquement des améliorations écologiques.

On pense par exemple à Sila Nanotechnologies, qui developpe des matériaux permettant des batteries avec une plus grande densité énergétique ; Cool Roof, dont la peinture pour bâtiments renvoie la lumière, ce qui permet de limiter la température à l’intérieur du bâtiment; Biostart propose un polymère d’origine végétale et recyclable contribuant à purifier l’eau.

[En construction ^^” ]

Des matériaux à partir de déchets

Source : https://notre-dame-bauge.anjou.e-lyco.fr/evenement/exclusivite-clarisse-merlet-en-visite-au-college/

Enfin, quoi de plus écologique que de nouveaux matériaux produits à base de déchets ? C’est une manière de répondre à la fois au manque de ressources et au problème de la gestion des déchets.

On peut parler ici des fermes à insectes, qu’on nourrit grâce à des déchets organiques, comme NextProtein ou Ynsect, et produisent de la poudre et de l’huile d’insectes, permettant de nourrir le bétail et l’aquaculture, et du fertilisant.

On peut également mentionner Aeropowder, qui transforme les plumes de poulet en isolant thermique; AshCrete, qui fait un ciment imperméable à base de cendres ; Fabbrick transforme les déchets textiles en un matériau de construction innovant ; CO2crete transforme du CO2 en matériaux de construction.


Voilà, j’espère que ça vous a plu. N’hésitez pas à poster vos questions et remarques, ça m’apprend des choses et m’aide à sensibiliser plus de monde.

Notez que c’est l’un des thèmes les plus transversaux des greentechs : il est cheval sur la gestion des déchets (réutilisation de déchets), l’écodesign / circularité (biodégradable / réutilisation des déchets), voire même l’agritech (nouveaux intrants).

Voilà une idée pour les départager (cela va évoluer) en fonction de l’enjeu principal auquel la solution répond.

  • Les usines d’insectes répondent surtout au problème de la production de nourriture et d’intrants. Elles iraient donc plutôt en Green Agritech. De même pour les intrants verts.
  • Le fait de pouvoir transformer un déchet polluant en matériau utilisable répond plus à une logique de gestion des déchets.
  • Pour les matériaux biodégradables/biosourcés, cela dépend. S’il s’agit surtout de lutter contre la pollution plastique, ils iraient plutôt dans écodesign et circularité. Si la solution vise plutôt à résoudre le problème du manque de ressources (ex : cuirs à base de fils d’araignée), ils vont dans “nouveaux matériaux”.

Il resterait donc aussi dans “nouveaux matériaux” les matériaux ayant un intérêt écologique en raison de leur utilité / efficience.

Catégories : Synthèses

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